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Politique

lundi 14 mai 2012

François Hollande : ses ambitions pour l’agriculture

Cette soirée du 6 mai fut la première soirée électorale où même les vainqueurs avaient la mine grave. La crise. « Ça va être dur. Ce sera compliqué », a ainsi multiplié l’entourage du nouveau président de la République, lui-même aussi « pleinement heureux » que « pleinement soucieux », place de la Bastille, quelques heures après son élection. La liste des défis à relever est en effet longue. Parmi ces challenges : ceux liés à l’agriculture – un secteur que le corrézien d’adoption n’a pas su conquérir, puisque, comme en 2007, l’électorat agricole s’est massivement porté à droite. Saura-t-il s’en faire l’écho ? François Hollande l’a promis : « Je serai le président de tous les Français ». Il l’a promis plus spécifiquement, le redressement de la France passera par celui de son agriculture. Pour sortir « de dix années particulièrement difficiles pour cette filière », le chef de l’État a prévenu durant la campagne qu’il miserait notamment sur un budget européen « ambitieux », un allégement des charges liées au travail, la réconciliation de l’environnement avec l’agriculture, la mise en place d’un contrat moral entre les agriculteurs et la grande distribution, le maintien des droits de plantation, la révision des COV et plus de mutualisme. Ce labeur sera confié à une femme ou à un homme, qui connaîtra aussi bien le métier des exploitants que les mécanismes européens, a-t-il d’ores et déjà annoncé. Mais en attendant cette échéance prévue aux alentours du 15 mai, retour sur ce que pourrait être la politique agricole du nouveau président de la République et de son représentant.




Verdissement : les ajustements de Bruxelles bien accueillis par les États membres

La proposition de la Commission européenne de mettre en place un système d’équivalence entre certaines certifications environnementales ou des mesures agroenvironnementales et le dispositif de verdissement des soutiens du premier pilier dans le cadre de la réforme de la Pac a été bien accueillie par les États membres lors du Conseil agricole du 15 mai à Bruxelles. De nombreuses délégations se sont félicité des ouvertures de la Commission européenne pour donner plus de flexibilité aux États. « Je crois que ceux qui veulent un menu de mesures vont trouver un intérêt à notre proposition d’équivalence. Et pour nous, c’est l’assurance que les mesures de verdissement ne seront pas diluées », a indiqué le commissaire européen à l’Agriculture Dacian Ciolos. Mais, a-t-il prévenu, « trois conditions sont indispensables : que les mesures de verdissement soient au sein du premier pilier, que leur application soit homogène entre tous les agriculteurs au sein de l’Union européenne et que ces mesures s’appliquent sur l’ensemble des terres éligibles aux aides directes ».