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Lundi 14 mai 2007 | amidon et glucose

Tereos reprend cinq usines au groupe Tate & Lyle


Le 9 mai, Tereos a annoncé officiellement la reprise par sa filiale Syral de cinq usines d’amidon et de glucose appartenant à Tate & Lyle. Pour 300 à 330 millions d’euros, le groupe sucrier s’offre la troisième place dans l’amidonnerie-glucoserie européenne.


Sous réserve de l’agrément des autorités européennes de la concurrence, Syral, filiale appartenant à 56 % au groupe Tereos et à 44 % à des organismes collecteurs de céréales, va reprendre cinq usines d’amidonnerie-glucoserie à Talfiie, division européenne de la branche ingrédients alimentaires et industriels du groupe Tate & Lyle. C’est ce qu’a annoncé Tereos dans un communiqué de presse diffusé le 9 mai. Le projet est en route depuis plusieurs mois. Tereos avait annoncé le 20 février son souhait de reprendre quatre usines du groupe, avant d’évoquer le 17 avril la reprise de cinq sites pour la fin du mois. Le dossier a mis un peu plus de temps que prévu à se conclure. Tate & Lyle garde finalement sept de ses usines alors qu’en février, le nom de Roquette circulait également en tant que repreneur aux côtés de Tereos. De source proche du dossier, Tate & Lyle aurait fait le choix de se concentrer sur ses usines de l’Est de l’Europe (Hongrie, Slovaquie, Bulgarie, Roumanie…), un marché qui lui semblerait plus porteur que l’ouest de l’Union. Le groupe conserve tout de même l’usine des Pays-Bas, son plus gros site de production d’amidon de maïs.

Tereos grossit de 30 %

Syral rachète donc les usines de Nesle en Picardie, de Aalst en Belgique, de Greenwich en Angleterre, de Saluzzo en Italie et de Saragosse en Espagne, seul site transformant du maïs.

La société, qui ne comptait jusqu’à présent qu’une usine à Markolsheim, va multiplier son activité par cinq et devenir le troisième producteur européen d’amidon et de glucose. Le rachat des cinq usines coûte à Syral entre 300 et 330 millions d’euros. Tereos et ses partenaires céréaliers vont monter en capital, un financement auquel va s’ajouter un tour de table obligataire piloté par Unigrains. Le complément sera apporté par un emprunt. Si pour Syral, l’investissement est considérable, il est également très important à l’échelle de Tereos : le chiffre d’affaires consolidé du groupe va passer de 2,3 milliards d’euros à 3 milliards, soit 30 % de hausse. L’investissement a aussi un sens pour les coopératives associées à Tereos dans le capital de Syral : ce sont les producteurs du grand bassin parisien qui fournissent pour l’essentiel les usines de Nesle, de Aalst et de Saluzzo. D’une certaine façon, les coops céréalières garantissent leurs débouchés.

(VN)