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Viticulture

lundi 28 juin 2010

« Vin de France » : un millier d’opérateurs habilités


Un millier d’opérateurs ont déjà été habilités à mettre en marché des vins étiquetés « vin de France », a annoncé l’Anivin de France, interprofession des vins sans indication géographique, le 22 juin à Paris, à l’occasion du lancement d’une campagne de communication grand public. Les metteurs en marché travaillent à créer des marques autour des vins de cépage.

Six mois après le début des habilitations, la nouvelle dénomination « vin de France » a déjà séduit un millier de metteurs en marché de différentes tailles, qui veulent l’utiliser sur les marchés d’exportation.
Parmi les opérateurs habilités, de grands groupes comme Castel, Grands chais de France, Uccoar, Ackerman Rémy Pannier… et un grand nombre de petits opérateurs comprenant des vignerons indépendants.
Selon l’Anivin, les perspectives à fin 2012 sont de 130 millions de cols vendus sous la dénomination « vin de France », soit environ un million d’hectolitres.
Pour créer les « vins de France », les grands groupes proposent aux viticulteurs de s’engager par contrat (contractualisation) et de respecter un cahier des charges de la marque.
« Nous voulons accroître la compétitivité de ces vins par l’irrigation, la mécanisation, la vinification…. La filière française peut être plus compétitive », a déclaré René Moréno, président de l’Anivin.

Regagner des parts de marché hors frontières
La possibilité d’assembler des vins d’un même cépage, d’un ou plusieurs millésimes, provenant de différentes régions de France, était attendue des metteurs en marché. Elle leur permet de créer des marques avec des goûts spécifiques et constants, se sont réjoui les groupes présents.
« Le nom du cépage est devenu un référent incontournable », a expliqué René Moreno, également producteur de vin dans le Languedoc-Roussillon.
« Depuis l’arrivée sur le marché international très bataillé des vins du nouveau monde (Australie, Etats-Unis, Nouvelle-Zélande, Chili, Argentine...), l’offre s’est profondément modifiée » en mettant en avant le cépage, a souligné le président de l’Anivin.
La France, restée centrée sur une segmentation liée au terroir, a été distancée sur les marchés d’exportation.
« En une génération, nous avons perdu 20 à 30% de parts de marché », a estimé pour sa part Bertrand Praz, responsable des achats aux Grands Chais de France, qui se revendique comme le leader français de l’exportation de vins.
L’interprofession, qui veut regagner du terrain, disposera d’un budget annuel de 800 000 euros pour la promotion des vins à l’export.



(AFR)

lundi 28 juin 2010

De nouveaux codes pour aborder le vin

L’Anivin a lancé officiellement le 22 juin une campagne de communication grand public qui n’oublie pas les femmes. Le site internet « vindefrance.org » a été inauguré à cette occasion. Il propose d’approcher le vin selon de nouveaux codes et sur un mode ludique : à partir des envies, des arômes, des gouts. Il associe vin et personnalité pour en faire comprendre le caractère. Il offre des recettes et des suggestions de mets « tendance » pour une clientèle jeune et pas forcément connaisseuse.



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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »