Mot de passe oublié ?

Effectuer une recherche

 

Agriculture & société

Tous les articles de la rubrique

Aides d’Etat

lundi 01 mars 2010

Un soutien allemand pour indemniser les dégâts causés par les loups


La Commission européenne a autorisé le 24 février le Land de Saxe à octroyer aux agriculteurs jusqu’à la fin de l’année, et pour un budget total de 200 000 euros, des aides jusqu’à concurrence de 80 % pour les indemniser des dommages causés par les loups. C’est la première fois que Bruxelles donne son feu vert à un tel soutien dont l’éventualité n’est pas prévue par la réglementation communautaire.

Depuis le retour naturel du loup en Saxe, des dommages sont enregistrés dans les troupeaux d’élevage. En raison du niveau élevé de protection dont bénéficient ces carnivores, les agriculteurs ne sont pas autorisés à mettre en œuvre des moyens de défense, et encore moins à les repousser.
Ces dommages répétés ont entraîné de graves problèmes d’acceptation au sein de la population en général et chez les éleveurs en particulier, reconnaît la Commission européenne qui a donc réagi à « cette situation propre au Land de Saxe ». Elle a autorisé pour la première fois une aide pour l’indemnisation partielle des dommages. Ceux-ci sont causés aux animaux d’élevage, y compris aux chiens de troupeaux et aux colonies d’abeilles. Les coûts qui y sont associés, tels que ceux liés aux dégâts occasionnés aux clôtures ou aux ruches, ainsi que les coûts relatifs à l’enlèvement des carcasses d’animaux, pourront être couverts à 80 %.
Le régime d’aides ne couvre pour le moment que les dommages causés par les loups, mais pourra à l’avenir être étendu à ceux causés par le lynx et l’ours.



(FXS)

Imprimer cet articleRetour à la page d'accueilEnvoyer à un ami


Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »