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Maïs

lundi 28 juin 2010

Un dispositif de piégeage renforcé pour surveiller la chrysomèle en 2010


Le 14 juin, le ministère de l’Agriculture a diffusé sa note annuelle concernant le plan de surveillance de la chrysomèle pour 2010. Le dispositif se concentre sur les axes routiers et les aéroports, le nombre de pièges augmente, la durée de piégeage se réduit et s’uniformise.

En 2010, 1 834 sites vont faire l’objet d’un piégeage dans le cadre du plan de surveillance de la chrysomèle, selon la note publiée sur le sujet par la DGAL (direction générale de l’alimentation du ministère de l’Agriculture), le 14 juin. En 2009, ils n’étaient que 1 486. Mais au fil des campagnes, l’insecte dévoreur des racines du maïs étend sa zone de prospection. L’administration a notamment décidé d’intensifier la surveillance en Aquitaine (200 pièges contre 140 en 2009), la plus forte zone de monoculture de l’Hexagone, en Midi-Pyrénées (190 pièges contre 130 un an plus tôt) mais également en Franche-Comté (80 contre 26) ou en Picardie (120 contre 84). Dans sa note, la DGAL explique que « l’effort sera davantage porté en 2010 le long des axes routiers ». Sous les projecteurs : « les axes de circulation des plus fréquentés provenant directement ou non des zones de présence de l’insecte (Italie, Allemagne, Suisse) », à l’origine de nombreux cas d’infestation ces dernières années.

Pas de plan de surveillance pour les zones les plus touchées
Des pièges à phéromones seront également placés « autour des aéroports présentant un risque significatif », comme le demande la réglementation européenne. Et la monoculture de maïs va rester interdite autour de Roissy et d’Orly, une mesure reconduite chaque année depuis 2008. Contrairement à 2009, le piégeage sera réalisé dans 90 % des cas sur deux mois et non trois, du 15 juillet au 15 septembre, pendant la période où les probabilités de capture sont maximales. Sur les 10 % de sites restants, les plus à risque, les pièges fonctionneront du 1er juillet au 30 septembre. Cette année, les zones les plus touchées par la chrysomèle, tels l’Alsace, la Saône-et-Loire, l’Ain, l’Isère, le Rhône, la Savoie et la Haute-Savoie, ne font toutefois pas partie du plan se surveillance. Seul le plan de contrôle les concernera, « en raison du niveau élevé de présence de l’insecte », explique la DGAL. Les Draaf (directions régionales de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt) devront faire remonter leur bilan de campagne au ministère au plus tard le 15 octobre, soit un mois et demi plus tôt que l’an dernier. « Un bilan national du plan de surveillance sera établi pour le 15 novembre 2010 », prévient la note.



(VN)

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Les viticulteurs dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation

La profession viticole est dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation, dont elle milite pour le maintien. C’est ce qu’a montré une des nombreuses réunions régionales, qui s’est tenue le 6 février à Angers autour de parlementaires et d’élus locaux. « Le calendrier est très serré. Il faut que nous obtenions la majorité qualifiée des ministres de l’Agriculture de l’UE avant les élections présidentielles », a indiqué Pascal Bobillier Monnot, directeur de la Confédération nationale des vins AOC. Il s’est exprimé au Salon des vins de Loire devant une quinzaine d’élus locaux (maires, représentants de régions, comme la vice-présidente de la région Centre, et de départements) et de députés (dont Serge Poignant, président de la commission économique de l’Assemblée nationale). « Tout le monde est d’accord sur la thématique de la régulation, mais si vous regardez concrètement, vous ne verrez pas d’outils proposés », a-t-il regretté, estimant que l’administration de la Commission (et non le commissaire Ciolos) fera son possible pour diviser les pays partisans du maintien des droits.