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Agriculture & société

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Retraites

lundi 21 juin 2010

Trois nouvelles avancées en vue pour les retraites agricoles


Trois nouvelles avancées sont en vue pour la retraite des agriculteurs, notamment pour les plus petites d’entre elles, ressort-il du projet présenté le 16 juin par Éric Woerth, ministre du Travail.

L’avant-projet de réforme des retraites du gouvernement, présenté par Éric Woerth, comporte trois mesures qui contribuent à améliorer les retraites des agriculteurs, en commençant par les plus modestes.
Il s’agit d’abord d’un déblocage de l’octroi du minimum vieillesse. Sensiblement moins de 10% des retraités demandaient le minimum vieillesse (709 euros pour un célibataire), à cause d’un recours sur succession toujours possible sur les terres agricoles et les corps de ferme. Le projet supprime ce recours. Cette mesure aurait un coût de 50 millions d’euros par an, indique le ministère du Travail. Le gouvernement « proposera au Parlement » cette mesure tendant à exclure les terres agricoles et les bâtiments de l’assiette du recouvrement sur succession du minimum vieillesse, encore appelé « allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa)». « Cette mesure lèvera un frein qui peut exister aujourd’hui pour certains retraités agricoles, qui les conduit à renoncer au bénéfice de cette prestation », commente le ministère du Travail.
Il s’agit ensuite de permettre à des conjointes ayant occupé le statut de chef d’exploitation pendant quelques années, au moment de la retraite de leur époux, de bénéficier de la revalorisation, sans condition de durée du statut de chef d’exploitation. Jusque-là elles devaient pouvoir justifier de 17,5 années sous ce statut. Cette mesure devrait coûter 20 millions d’euros.
Enfin, le texte prévoit d’ouvrir la retraite complémentaire aux conjoints collaborateurs d’exploitation et aux aides familiaux, qui en sont aujourd’hui exclus.
La FNSEA « se félicite de l’annonce sur la revalorisation des plus faibles retraites agricoles », qui « constitue une forme d’équité », mais elle estime qu’il faut maintenant « jouer les prolongations », jusqu’à l’obtention du bénéfice des 25 meilleures années pour les agriculteurs.



(MN)

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Les viticulteurs dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation

La profession viticole est dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation, dont elle milite pour le maintien. C’est ce qu’a montré une des nombreuses réunions régionales, qui s’est tenue le 6 février à Angers autour de parlementaires et d’élus locaux. « Le calendrier est très serré. Il faut que nous obtenions la majorité qualifiée des ministres de l’Agriculture de l’UE avant les élections présidentielles », a indiqué Pascal Bobillier Monnot, directeur de la Confédération nationale des vins AOC. Il s’est exprimé au Salon des vins de Loire devant une quinzaine d’élus locaux (maires, représentants de régions, comme la vice-présidente de la région Centre, et de départements) et de députés (dont Serge Poignant, président de la commission économique de l’Assemblée nationale). « Tout le monde est d’accord sur la thématique de la régulation, mais si vous regardez concrètement, vous ne verrez pas d’outils proposés », a-t-il regretté, estimant que l’administration de la Commission (et non le commissaire Ciolos) fera son possible pour diviser les pays partisans du maintien des droits.