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Agriculture & société

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Coopération

lundi 01 mars 2010

Trois coopératives fusionnent en Bretagne


Coopagri Bretagne a changé de dimension en annonçant, jeudi 25, qu’il fusionnera au second semestre l’ensemble de ses activités avec les coopératives CAM 56 (Morbihan) et Eolys (Côtes d’Armor), deux coopératives orphelines d’Unicopa.

Coopagri, le groupe coopératif polyvalent, fort d’un chiffre d’affaires de 1,951 milliard d’euros en 2008 (dernier chiffre connu), annonce qu’il pèsera 950 millions de plus en commercialisant les produits agricoles de 20 000 adhérents, avec 4200 salariés équivalent temps plein. CAM 56 et Eolys ne lui apportent pas de nouveaux métiers mais confortent l’ensemble de ses activités d’amont, de la collecte de céréales à la production de légume industrie en passant par la volaille-chair et la distribution professionnelle et grand public.

Le lait absent
Une seule activité manquera dans la corbeille : le lait des deux coopératives (près de 800 millions de litres) demeure dans Entremont Alliance. Dans un contexte agricole en pleine mutation marqué par la dérégulation des marchés et la grande fluctuation des prix, la constitution d’un pareil ensemble est de nature à mieux lui permettre de résister. Il devrait aussi conduire à réduire le coût des services proposés par le groupe « tout en maintenant un service de proximité et le même professionalisme », souligne le groupe. Coopagri Bretagne, CAM 56 et Eolys avaient déjà noué des partenariats, sur différents dossiers (lait, céréales, bovin…). En juin prochain, l’ensemble portera un nouveau nom et un autre logo. Le nom du futur directeur général est connu : il s’agit de Dominique Ciccone, actuel directeur général adjoint de Coopagri qui succèdera à Jean-Bernard Solliec qui fait valoir ses droits à la retraite.



(FJ)

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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »