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lundi 28 juin 2010

Taxe carbone, dossier explosif


Les prétentions et objectifs affichés par l’UE dans la lutte contre le changement climatique justifient-ils l’ouverture d’un dossier énergétique politiquement et économiquement explosif, celui de la taxe carbone ? C’est pourtant ce que vient de faire, avec une prudence extrême, la Commission européenne, pour la bonne raison que l’Union doit envisager tous les moyens de ses ambitions. Parmi les secteurs directement visés, qui ne sont pas couverts par le mécanisme d'allocations de droits à polluer, figurent l’agriculture et les biocarburants. Les services bruxellois ont fait tourner leurs modèles informatiques pour évaluer l’impact d’un supplément de taxe sur les produits énergétiques de 22 euros par tonne de CO2, cas de figure « extrême », reconnaissent-ils. Eh bien, les agriculteurs européens, et leurs exportations, n’en souffriraient pas outre-mesure, selon ces calculs. D’autant que, en échange, ils pourraient bénéficier de réductions pour la partie « contenu énergétique » de la nouvelle fiscalité. A condition, toutefois, qu’ils offrent une « contrepartie », à savoir une amélioration de leur efficacité énergétique. Quant aux biocarburants – ceux qui sont durables s’entend – une telle écotaxe ne ferait que leur rendre justice. Sait-on que l’éthanol est aujourd’hui « le produit énergétique le plus lourdement taxé » ? Pour ces produits renouvelables, les experts européens avancent l’idée d’une exonération totale. Mais celle-ci serait temporaire, histoire de les laisser prendre leur essor. Car la perte de recettes fiscales pour les budgets publics serait colossale à l’horizon 2020, puisqu’elle équivaudrait à 0,2 % du PIB de l’Union. Explosif, effectivement.




Agra Europe

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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »