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Agriculture & société

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Etiquetage alimentaire

lundi 21 juin 2010

Strasbourg pour l’extension de l’indication obligatoire du pays d’origine


Extension de la liste des produits dont le pays d’origine devra obligatoirement être indiqué, indication des valeurs nutritionnelles sans recourir toutefois au système des « feux de signalisation » : telle est, en première lecture, la position du Parlement européen sur le projet de règlement concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires. La balle est maintenant dans le camp du Conseil des ministres de l’UE dont les divergences avec les députés sont trop nombreuses pour attendre un accord dans un futur proche.

Alors que, actuellement, seuls certains types de produits doivent indiquer le pays d’origine (bœuf, huile d’olive, fruits et légumes frais, miel...), le Parlement européen s’est prononcé le 16 juin à Strasbourg, par 559 voix contre 54 et 32 abstentions, pour l’extension de cette mention obligatoire à tous les viandes, volailles, produits laitiers, ainsi qu’à tous les aliments composés d’un seul ingrédient. Les lieux de naissance, d’élevage et d’abattage des animaux, ainsi que les conditions d’abattage selon certaines pratiques religieuses, doivent également être indiqués, estiment les députés.

Pas de « feu de signalisation »
Le projet de règlement sur l’étiquetage alimentaire voté en première lecture par le Parlement européen rend également obligatoire l’affichage clair des quantités de graisses, de graisses saturées, de calories, de sucres lents, de sel et de sucres contenues dans les aliments. Les teneurs en protéines, en fibres et en graisses « trans » (huiles et graisses hydrogénées) devraient également indiquées. Enfin, afin de faciliter la comparaison entre les produits, les quantités devraient toujours être exprimées en pourcentage sur 100g ou 100ml et affichées en évidence et de manière lisible sur l’emballage. En revanche, une majorité de députés a rejeté la proposition des groupes socialiste (S&D), des Verts et de la Gauche unie (GUE) de faire figurer un « feu de signalisation » sur l’emballage indiquant le niveau de qualité diététique de l’aliment. Cette obligation (un feu rouge pour les produits à forte teneur en sucres, sels et graisses, vert pour les produits jugés sains) a été jugé excessive. Par ailleurs, afin de ne pas imposer des procédures trop lourdes aux PME et aux petits producteurs, les parlementaires ont décidé d’exempter du règlement les produits non préemballés et les produits artisanaux.

Les « bienfaits » soumis à la sagacité de l’Efsa
Les « bienfaits » pour la santé proclamés par certains produits (du type yaourt aux principes actifs, etc.) continueront à être soumis à l’étude et à la validation de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), selon le projet voté par le Parlement européen. Une étroite majorité de députés a en effet souhaité maintenir l’approbation des « profils nutritionnels » sous la compétence de la législation européenne.
Les boissons alcoolisées ne sont pas concernées par le règlement, sauf les « alcopops », mélanges sucrés spécialement destinés aux jeunes. Les parlementaires demandent que ces boissons soient mieux étiquetées et séparées des rayons des boissons gazeuses non alcoolisées.
En l’état actuel, le texte prévoit une période d’adaptation aux nouvelles règles de trois ans pour les industriels alimentaires et de cinq ans pour les PME avec moins de 100 employés et de 5 millions d’euros de chiffre d’affaires.



(FXS)

lundi 21 juin 2010

Les organisations agricoles satisfaites

«Certaines de nos principales préoccupations ont été prises en compte par le vote parlementaire. En particulier, il ne sera pas obligatoire d’avoir un système de code de couleurs (...) qui n’aurait fait qu’embrouiller le consommateur et l’induire en erreur sur les avantages de certains produits agricoles », s’est félicité Pekka Pesonen, le secrétaire général des comités des organisations professionnelles et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca).
A l’opposé, le Bureau européen des unions des consommateurs (Beuc) a déploré que le Parlement européen ait « cédé à la pression de l'industrie alimentaire lorsque les amendements visant à introduire un système de code de couleurs pour l'étiquetage alimentaire ont été largement rejetés par près de 400 députés ».



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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »