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Aides directes

lundi 19 juillet 2010

Six Etats membres demandent le versement d’avances


Invoquant des conditions de production difficiles, six Etats membres se tournent vers Bruxelles pour obtenir le versement anticipé des aides directes dues au titre de l’année 2010. La Commission européenne entend se prononcer sur chaque demande d’ici la fin de l’été.

Six Etats membres, la France, l’Espagne, l’Italie, la Hongrie, la Roumanie et la Lituanie, ont déposé jusqu’à présent à Bruxelles des dossiers pour pouvoir avancer de quelques mois le versement des aides directes auxquels les producteurs ont droit au titre de l’année 2010. Ce dossier a été évoqué, lors du Conseil agricole du 12 juillet à Bruxelles, à la demande de la Lituanie Ce pays a mis en avant les conditions hivernales très rudes rencontrées par ses agriculteurs. Pour sa part, la Commission européenne, soucieuse d’éviter une avalanche de demandes non justifiées, a souligné qu’elle n’avait pas l’intention de donner un feu vert général au versement d’avances dans tous les Etats membres, comme cela a été le cas l’an dernier pour atténuer les effets de la crise. Chaque demande, a-t-elle expliqué, devra contenir des informations montrant le caractère exceptionnel de la situation. Ainsi, trois Etats membres au moins, la France, l’Italie et la Lituanie se sont vu demander des renseignements supplémentaires. Les aides directes sont traditionnellement versées en totalité en fin d’année, mais des avances représentant la moitié des aides peuvent être accordées à partir du 16 octobre.



(AC)

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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »