Mot de passe oublié ?

Effectuer une recherche

 

Les politiques

Tous les articles de la rubrique

Budget communautaire 2011

lundi 21 juin 2010

Sept Etats membres de l’UE pour une baisse des dépenses agricoles


L’Allemagne et le Royaume-Uni font partie d’un groupe d’Etats membres qui juge encore trop élevé le niveau des dépenses de la Pac que la Commission européenne propose pourtant, dans son projet de budget communautaire pour 2011, de maintenir pratiquement inchangé par rapport à 2010.

La République tchèque, le Danemark, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Autriche, la Suède et le Royaume-Uni ont jugé nécessaire, lors d’une réunion le 10 juin des experts des Vingt-sept, de réduire les dépenses de la Pac prévues par la Commission européenne dans son projet de budget communautaire 2011. Et ce alors que celles-ci sont pratiquement inchangées par rapport à 2010 (1). Selon ces Etats membres, une telle baisse est justifiée par le contexte actuel de crise économique.
Certains d’entre eux ont fait valoir qu’il sera sans doute inévitable d’augmenter d’autres postes du budget et que ces hausses devront être compensées par des baisses dans le domaine agricole.

Réduire les crédits de paiement pour le développement rural
Dans cette optique, des propositions ont été formulées en vue d’augmenter le niveau des rentrées prévisibles au titre de l’apurement des comptes (quelque 200 millions d’euros selon l’Allemagne) et de réduire les crédits consacrés à la fourniture des denrées alimentaires aux personnes les plus démunies de l’UE ou bien à la distribution de fruits et de lait dans les écoles.
Mais les coupes les plus importantes sont préconisées dans les crédits de paiement pour le développement rural – 2,2 milliards d’euros selon le Royaume-Uni, 1 milliard selon l’Allemagne et l’Autriche.
A l’inverse, un deuxième groupe d’Etats membres – Bulgarie, Espagne, France, Irlande, Italie, Chypre, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pologne, Portugal, Roumanie, Slovénie, Slovaquie – ont soutenu la proposition de la Commission et suggéré d’attendre la lettre rectificative que celle-ci doit présenter à l’automne (2).
La France pourrait toutefois envisager des réductions des crédits pour le développement rural.
De leur côté, la Lituanie et la Hongrie ont estimé que le projet de budget agricole pour 2011 de la Commission était trop optimiste.

(1) Voir n° 3250 du 03/05/10
(2) Voir n° 3252 du 17/05/10



(FXS)

Imprimer cet articleRetour à la page d'accueilEnvoyer à un ami


Les viticulteurs dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation

La profession viticole est dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation, dont elle milite pour le maintien. C’est ce qu’a montré une des nombreuses réunions régionales, qui s’est tenue le 6 février à Angers autour de parlementaires et d’élus locaux. « Le calendrier est très serré. Il faut que nous obtenions la majorité qualifiée des ministres de l’Agriculture de l’UE avant les élections présidentielles », a indiqué Pascal Bobillier Monnot, directeur de la Confédération nationale des vins AOC. Il s’est exprimé au Salon des vins de Loire devant une quinzaine d’élus locaux (maires, représentants de régions, comme la vice-présidente de la région Centre, et de départements) et de députés (dont Serge Poignant, président de la commission économique de l’Assemblée nationale). « Tout le monde est d’accord sur la thématique de la régulation, mais si vous regardez concrètement, vous ne verrez pas d’outils proposés », a-t-il regretté, estimant que l’administration de la Commission (et non le commissaire Ciolos) fera son possible pour diviser les pays partisans du maintien des droits.