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lundi 05 juillet 2010

Se faire entendre


Les 19 et 20 juillet, lors d’une conférence à Bruxelles, Dacian Ciolos tirera les leçons du débat public qu’il a lancé sur la Pac après 2013. Ce sera une bonne chose de faite. Car il est temps maintenant, pour le commissaire européen à l’agriculture, de dépasser le stade de l’écoute et de poursuvre une réflexion plus concrète. Sous peine de devenir inaudible. Certes, l’ancien ministre roumain fait du dialogue une vertu cardinale. Mais point trop n’en faut, car, pendant ce temps, d’autres grignotent du terrain, en interne ou en externe. Pas question, toutefois, de tomber dans les travers de la communication à 2 euros, comme vient de le faire Bruno Le Maire, le ministre français de l’agriculture, qui a osé assurer à l’Assemblée nationale que, « en octobre dernier, la Commission européenne proposait formellement une réduction de 40 % du budget de la politique agricole commune ». Détournement de réalité qui lui a permis de réaffirmer pour la énième fois que c’est « sous l’impulsion de la France » que ce budget sera sauvé. Pas question non plus pour le commissaire européen de divulguer au compte-gouttes ce que Bruxelles a dans la tête pour l’après 2013. Ce qui serait maladroit, et irriterait José Manuel Barroso, « patron » sourcilleux. Mais, entre les généralités et les vœux pieux d’une part, et les déclarations prématurées d’autre part, il existe un terrain où Dacian Ciolos pourra se faire entendre. Et peser.




Agra Europe

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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »