Sarkozy et Berlusconi plaident pour une taxe carbones aux frontières de l’UE
Dans une lettre commune adressée le 15 avril au président de la Commission européenne, José Manuel Barrosso, Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi demandent la mise en place d’une taxe carbone aux frontières de l’Europe. « Il nous paraît indispensable que le rapport de la Commission (NDLR : attendue en juin sur les fuites de carbone) soit l’occasion de préciser sans a priori les conditions dans lesquelles pourrait être mis en place un tel mécanisme d’ajustement aux frontières », écrivent le président français et le président du conseil italien. Un tel mécanisme « nous permettrait en effet de prévenir le risque de fuite de carbone en incitant les pays tiers à adopter des mesures de réduction de leurs émissions », précisent-ils.
La profession viticole est dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation, dont elle milite pour le maintien. C’est ce qu’a montré une des nombreuses réunions régionales, qui s’est tenue le 6 février à Angers autour de parlementaires et d’élus locaux. « Le calendrier est très serré. Il faut que nous obtenions la majorité qualifiée des ministres de l’Agriculture de l’UE avant les élections présidentielles », a indiqué Pascal Bobillier Monnot, directeur de la Confédération nationale des vins AOC. Il s’est exprimé au Salon des vins de Loire devant une quinzaine d’élus locaux (maires, représentants de régions, comme la vice-présidente de la région Centre, et de départements) et de députés (dont Serge Poignant, président de la commission économique de l’Assemblée nationale). « Tout le monde est d’accord sur la thématique de la régulation, mais si vous regardez concrètement, vous ne verrez pas d’outils proposés », a-t-il regretté, estimant que l’administration de la Commission (et non le commissaire Ciolos) fera son possible pour diviser les pays partisans du maintien des droits.