Restrictions d’eau : 2 500 agriculteurs manifestent dans le Sud-Ouest
1 700 agriculteurs selon la préfecture de Haute-Garonne (2 500 selon les organisateurs) ont manifesté lundi 8 mars à Toulouse pour protester contre la loi sur l’eau qui limite les prélèvements dans le bassin de l’Adour-Garonnne à l’appel de la FNSEA et de Jeunes agriculteurs. Ils étaient 750 (selon la préfecture des Landes) à défiler pour la même raison dans les rues de Mont-de-Marsan. Les manifestants dénoncent les volumes de prélèvement maximum d’eau établis par les pouvoirs publics qui prévoient des restrictions de 20 à 80% selon les zones. Ces mesures devraient entrer en vigueur dès 2011. Dans un communiqué commun, la FRSEA et les Jeunes Agriculteurs de Midi-Pyrénées considèrent que « sur les 240 000 emplois que fournit l’agriculture sur les 18 départements du bassin Adour-Garonne, de telles restrictions d’irrigation menaceraient directement 5 600 à 8 400 emplois ». Le préfet de Haute-Garonne, rencontré par les manifestants, aurait pris l’engagement de reporter d’un an la mise en application de la mesure (soit en 2012) et de lancer une étude d’impact socio-économique. Dans un communiqué daté du 8 mars, Orama et Irrigants de France appellent les pouvoirs publics « à davantage de pragmatisme ».
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »