Mot de passe oublié ?

Effectuer une recherche

 

les productions

Tous les articles de la rubrique

Viande

lundi 08 mars 2010

Restauration hors foyer : comment se consomme le demi-million de tonnes de viande


575 640, c’est le nombre de tonnes de produits carnés consommées hors foyer par an en France, selon une étude Crédoc-FranceAgriMer sur les achats de produits carnés en restauration hors foyer (RHF) en France. Dévoilés le 2 mars au Salon de l’agriculture, les résultats de cette enquête révèlent que près de 56% des volumes sont consommés en restauration commerciale. Mais également que la viande de boucherie représente la moitié des volumes de produits carnés en RHF.

Le marché des produits carnés en restauration hors foyer (RHF) représente 575 640 tonnes, soit 6,7 milliards de repas pris hors foyer par an, selon une étude du Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) commandée par FranceAgriMer sur les achats de produits carnés en restauration hors foyer (RHF) en France… Cette enquête, dont les principaux points ont été exposés le 2 mars lors du Salon de l’agriculture, montre la répartition par type de restauration hors foyer mais aussi par viande. A partir de ces résultats, de nombreuses pistes de réflexion ont été élaborées pour aider la filière viande à relever les défis à venir.

Davantage de steacks au restaurant
50%, telle est la part des viandes de boucherie dans les achats de produits carnés en RHF en France. Et le bœuf à lui seul représente 65%. D’après les résultats de l’étude, on constate que la viande de bœuf est davantage présente en restauration commerciale qu’en restauration collective. « En dehors du domicile, les consommateurs s’orientent plus vers des plats traditionnels qu’ils n’ont pas l’habitude de cuisiner chez eux, explique Franck Lehuédé, du département Consommation au Crédoc. On mange beaucoup plus de steack au restaurant que chez soi, c’est le coté festif des viandes. » Quant à la volaille, elle représente 27% (dont 39% pour le poulet). « Le poulet a un avantage prix et a une image de viande maigre », explique Franck Lehuédé. Enfin, les charcuteries et salaisons ne représentent que 19% en RHF (dont 45 % pour les salaisons de porcs davantage présents en restauration commerciale qu’en restauration collective). « On utilise du jambon dans les sandwicheries et pizzeria, du bacon dans les fast-food, et toutes sortes de charcuterie dans les hôtels lors des petits-déjeuners », explique Franck Lehuédé.

Augmentation de la part de la RHF
« La part de la RHF dans la consommation de produits carnés a augmenté de 10 points en 10 ans, explique Yves Tregaro, responsable de l’unité Produits animaux, pêche et aquaculture à FranceAgriMer. Cette étude n’a donc pas simplement une vocation descriptive, elle possède un enjeu stratégique. Elle est importante pour les industriels car elle peut leur donner des pistes de réflexion. » Ainsi l’étude du Crédoc propose quelques recommandations stratégiques à la filière viande. En premier lieu, il s’agit tout d’abord de maîtriser les coûts. « La variable d’ajustement est le prix, pas le pouvoir d’achat », explique Franck Lehuédé. C’est dans cette optique que plusieurs solutions sont proposées pour réduire le prix par repas : la réduction des quantités, le développement des produits hachés, surgelés etc. Le Crédoc suggère par ailleurs de développer des produits permettant de se différencier (Label, bio, bœuf de race allaitante etc.). Sans oublier les attentes environnementales des consommateurs qui devraient être anticipées. Et enfin, davantage de communication semble être une nécessité pour promouvoir les produits carnés.



(EG)

Imprimer cet articleRetour à la page d'accueilEnvoyer à un ami


Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »