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Vendredi 21 avril 2017

Recherche de valorisation chez les coopératives laitières


Les coopératives laitières cherchent une plus grande valorisation de leurs produits par la segmentation et des démarches qualités. C’est ce qui est ressorti lors de l’AG de la FNCL qui s’est réunie le 13 avril.


Les coopératives d’élevage misent sur la valorisation de leur production au travers notamment de démarches sociales et/ou environnementales. « Notre modèle économique par son essence même répond aux demandes des consommateurs », soulignait Dominique Chargé, président de la Fédération nationale des coopératives laitières (FNCL). Par rapport aux industriels privés, les coopératives ont bien un modèle économique à vendre. Candia (Sodiaal) lance d’ailleurs une grande campagne de communication sur le sujet. En plus de ce modèle et toujours pour répondre à la demande des consommateurs, des démarches plus spécifiques peuvent être mises en place dans les élevages et valorisées (bien-être animal, alimentation, pâturages, etc.). Gagner en valorisation sur le produit fini est donc une stratégie qui se développe à grand pas dans les coopératives. Ainsi, le 13 avril, l’assemblée générale de la FNCL portait sur ces démarches de différenciation avec la présentation de la marque « Campagne de France » de la coopérative des Maîtres laitiers du Cotentin ou encore de la démarche « La nouvelle agriculture » de Terrena.

Améliorer la qualité du lait

Gilles Desgrousilliers et Sandrine Delory, respectivement président et directrice d’Ingredia, société qui émane de la coopérative La Prospérité fermière, sont très fiers d’évoquer l’unique et tout récent partenariat avec WWF. Une centaine d’éleveurs est rentrée dans la démarche comprenant une alimentation sans OGM, un logement sur paille, une surface minimale de pâture et des bovins dehors 170 jours par an. « Aller chercher de la valeur et non du volume ! », telle est la stratégie d’Ingredia. Dans ce sens, des primes avec objectif de production ont été mises en place afin d’améliorer la qualité du lait (plus riche en protéines) durant « cette tempête » qu’a été la crise laitière de 2015-2016, comme le qualifie Sandrine Delory. Damien Lacombe, président de Sodiaal, évoque lui aussi « cette segmentation sur le marché du lait », devenu un vrai enjeu. Dominique Chargé estime d’ailleurs que la démarche RSE (Responsabilité sociétale des entreprises) « au sens de la durabilité du modèle, de l’empreinte carbone, etc., » commence à être regardée de près par les financeurs. Une des conséquences de la crise économique de 2008, selon lui. Le sujet concerne particulièrement les productions agricoles par ses emplois sur les territoires et son impact sur l’environnement.

ED



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