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mardi 09 mars 2010

Restrictions d’eau : 2 500 agriculteurs manifestent dans le Sud-Ouest


1 700 agriculteurs selon la préfecture de Haute-Garonne (2 500 selon les organisateurs) ont manifesté lundi 8 mars à Toulouse pour protester contre la loi sur l’eau qui limite les prélèvements dans le bassin de l’Adour-Garonnne à l’appel de la FNSEA et de Jeunes agriculteurs. Ils étaient 750 (selon la préfecture des Landes) à défiler pour la même raison dans les rues de Mont-de-Marsan. Les manifestants dénoncent les volumes de prélèvement maximum d’eau établis par les pouvoirs publics qui prévoient des restrictions de 20 à 80% selon les zones. Ces mesures devraient entrer en vigueur dès 2011. Dans un communiqué commun, la FRSEA et les Jeunes Agriculteurs de Midi-Pyrénées considèrent que « sur les 240 000 emplois que fournit l’agriculture sur les 18 départements du bassin Adour-Garonne, de telles restrictions d’irrigation menaceraient directement 5 600 à 8 400 emplois ». Le préfet de Haute-Garonne, rencontré par les manifestants, aurait pris l’engagement de reporter d’un an la mise en application de la mesure (soit en 2012) et de lancer une étude d’impact socio-économique. Dans un communiqué daté du 8 mars, Orama et Irrigants de France appellent les pouvoirs publics « à davantage de pragmatisme ».




Rédaction Agra Presse Hebdo

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La hausse des prix du blé est le résultat d’un jeu physique a expliqué en substance Christian Vannier, directeur de l’animation des filières chez FranceAgriMer, à l’issue du conseil de gestion céréales de l’office. Une manière de ramener à sa juste proportion la spéculation parfois invoquée pour expliquer la hausse des cours. « La spéculation profite de la hausse mais ne la crée pas, » dit-il. Les raisons de la brusque augmentation des prix céréaliers sont bien physiques : les stocks mondiaux qui sont corrects (États Unis, Chine) se trouvent très éloignés des régions où s’exprime la demande (Europe, Afrique et Moyen Orient). C’est ce qui donne à la France une position très forte d’autant que la qualité de ses blés est bonne. Mais le disponible exportable doit être maximisé. « Il faut dégager le maximum de blé meunier à l’export plutôt que vers l’alimentation animale » explique Christian Vannier. Il est préférable, compte tenu du marché, d’accepter d’importer du blé fourrager pour l’alimentation animale afin de valoriser le plus possible le blé meunier à l’export.