Prix du lait : Bongrain, Lactalis, Bel fixent une hausse similaire des prix
Trois industriels leaders du secteur laitier, Bongrain, Lactalis et Bel ont décidé de fixer de manière quasi identique la hausse des prix du lait aux éleveurs pour juillet et août. Une hausse équivalente à 13,80 euros par 1 000 litres de lait et très largement fixée en fonction des prix pratiqués en Allemagne. Bongrain et Lactalis ont, de plusieurs sources concordantes, envoyé un courrier aux éleveurs tandis que Bel ne s’est exprimé que verbalement. Lactalis présente une hausse de 26 euros mais elle se décompose en une progression de 13,80 euros à laquelle s’ajoutent 6,20 euros remboursables au 4e trimestre et 6 euros de réduction de flexibilité par rapport à l’an dernier à la même époque. Les coopératives, semble-t-il, n’ont pas encore annoncé de hausses précises à leurs producteurs. La Fédération des producteurs de lait (FNPL), qui réclame 31,10 euros de hausse pour 1 000 litres, ne refusant pas de tenir compte de la réalité allemande mais pas de la même manière, laisse pour l’instant l’action syndicale à l’initiative des fédérations départementales mais pourrait appeler à une mobilisation plus large pour les semaines à venir.
La profession viticole est dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation, dont elle milite pour le maintien. C’est ce qu’a montré une des nombreuses réunions régionales, qui s’est tenue le 6 février à Angers autour de parlementaires et d’élus locaux. « Le calendrier est très serré. Il faut que nous obtenions la majorité qualifiée des ministres de l’Agriculture de l’UE avant les élections présidentielles », a indiqué Pascal Bobillier Monnot, directeur de la Confédération nationale des vins AOC. Il s’est exprimé au Salon des vins de Loire devant une quinzaine d’élus locaux (maires, représentants de régions, comme la vice-présidente de la région Centre, et de départements) et de députés (dont Serge Poignant, président de la commission économique de l’Assemblée nationale). « Tout le monde est d’accord sur la thématique de la régulation, mais si vous regardez concrètement, vous ne verrez pas d’outils proposés », a-t-il regretté, estimant que l’administration de la Commission (et non le commissaire Ciolos) fera son possible pour diviser les pays partisans du maintien des droits.