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Vendredi 10 mars 2017

Progrès


Dans la nuit du 6 mars, un nouveau satellite a été envoyé pour observer la terre, notamment celle des agriculteurs ; outre-Atlantique, déjà, on lance des minis-satellites qui vont permettre, demain, d’avoir en permanence un œil sur les parcelles, de piloter automatiquement des machines agricoles, de prévoir mondialement des récoltes, etc. Il ne se passe pas de semaine sans qu’un progrès technologique s’ajoute au savoir-faire agricole. Ces techniques, il faut les accepter, les adopter, même si cela contredit la vision romantique de la paysannerie bucolique. Satellites, biotechnologies, robotique, numérique… des progrès immenses sont aux portes des exploitations agricoles. Ils devraient être de nature à redonner espoir aux agriculteurs englués aujourd’hui dans d’inextricables problèmes de revenu.

Mais pour qu’ils en profitent, plusieurs conditions doivent être réunies : que les agriculteurs soient formés pour utiliser ces savoir-faire nouveaux ; qu’ils aient la possibilité d’investir en étant soutenus ; que la recherche publique française et les instituts techniques soient actifs pour rendre ces progrès rapidement accessibles aux exploitants ; qu’il n’y ait pas un inégal accès entre les grandes exploitations et les petites.

Moyennant quoi, l’agriculture pourrait figurer, un jour pas si lointain, comme une activité quasi-high tech’ dans notre pays. Cette vision à long terme, avec les rôles qu’elle implique pour l’Etat, il n’y a pas beaucoup de candidats à l’élection présidentielle qui l’aient développée. Et qui se soient engagés à la soutenir. Elle est pourtant essentielle.

Hervé Plagnol rédacteur en chef



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