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jeudi 29 juillet 2010

Prix du lait : Bongrain, Lactalis, Bel fixent une hausse similaire des prix


Trois industriels leaders du secteur laitier, Bongrain, Lactalis et Bel ont décidé de fixer de manière quasi identique la hausse des prix du lait aux éleveurs pour juillet et août. Une hausse équivalente à 13,80 euros par 1 000 litres de lait et très largement fixée en fonction des prix pratiqués en Allemagne. Bongrain et Lactalis ont, de plusieurs sources concordantes, envoyé un courrier aux éleveurs tandis que Bel ne s’est exprimé que verbalement. Lactalis présente une hausse de 26 euros mais elle se décompose en une progression de 13,80 euros à laquelle s’ajoutent 6,20 euros remboursables au 4e trimestre et 6 euros de réduction de flexibilité par rapport à l’an dernier à la même époque. Les coopératives, semble-t-il, n’ont pas encore annoncé de hausses précises à leurs producteurs. La Fédération des producteurs de lait (FNPL), qui réclame 31,10 euros de hausse pour 1 000 litres, ne refusant pas de tenir compte de la réalité allemande mais pas de la même manière, laisse pour l’instant l’action syndicale à l’initiative des fédérations départementales mais pourrait appeler à une mobilisation plus large pour les semaines à venir.




Rédaction Agra Presse Hebdo

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FranceAgriMer : « la spéculation sur le blé profite de la hausse mais ne la crée pas »
La hausse des prix du blé est le résultat d’un jeu physique a expliqué en substance Christian Vannier, directeur de l’animation des filières chez FranceAgriMer, à l’issue du conseil de gestion céréales de l’office. Une manière de ramener à sa juste proportion la spéculation parfois invoquée pour expliquer la hausse des cours. « La spéculation profite de la hausse mais ne la crée pas, » dit-il. Les raisons de la brusque augmentation des prix céréaliers sont bien physiques : les stocks mondiaux qui sont corrects (États Unis, Chine) se trouvent très éloignés des régions où s’exprime la demande (Europe, Afrique et Moyen Orient). C’est ce qui donne à la France une position très forte d’autant que la qualité de ses blés est bonne. Mais le disponible exportable doit être maximisé. « Il faut dégager le maximum de blé meunier à l’export plutôt que vers l’alimentation animale » explique Christian Vannier. Il est préférable, compte tenu du marché, d’accepter d’importer du blé fourrager pour l’alimentation animale afin de valoriser le plus possible le blé meunier à l’export.