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Réforme de la Pac

lundi 19 juillet 2010

Prise de position franco-allemande à l’automne


La prise de position franco-allemande sur l’avenir de la Pac, que Paris appelle de ses voeux depuis de longs mois, sera présentée en septembre, en tout cas à l’automne, a assuré à la presse Bruno Le Maire, le ministre français de l’agriculture, en marge du Conseil des Vingt-sept, le 12 juillet à Bruxelles.

Ilse Aigner, la ministre allemande de l’agriculture, n’avait pu faire le déplacement à Bruxelles le 12 juillet, engagée, selon un porte-parole, dans des discussions sur l’avenir de la Pac avec les Etats baltes.
A Berlin, on confirme qu’une prise de position commune franco-allemande sur ce dossier est attendue en septembre. Toute en insistant sur l’opinion de l’Allemagne selon laquelle « les outils de gestion des crises existants sont suffisants ».

« La France change et convainc »

Le ministre français de l’agriculture a précisé aux journalistes qu’il se rendrait fin août en Allemagne pour compléter la réflexion commune des deux pays sur la prochaine Pac.
Selon lui, la position française est, en la matière, « le point d’équilibre des différentes positions européennes ». « On le voit dans le rapport Lyon (au Parlement européen) et dans le rapport du groupe à haut niveau sur le lait », a-t-il estimé (1).
S’agissant de l’avenir du budget agricole européen, Bruno Le Maire a assuré que « la France et l'Allemagne sont sur la même ligne », cette dernière « profitant très largement de la Pac ».
« La France n’est pas restée sur des positions figées. C’est parce que la France change qu’elle arrive à convaincre ses partenaires », a-t-il également affirmé.

La diversité au coeur du projet européen des jeunes agriculteurs français

Les Jeunes agriculteurs français ont présenté le 13 juillet à Bruxelles leur « vision européenne » de la Pac après 2013, pour reprendre la formule de leur secrétaire général, Christophe Chambon. Au centre de leur projet : la diversité des productions, opposée à la spécialisation qui rend l’exploitant très vulnérable aux crises de marché.
La diversité de l’agriculture, qui pourrait être soutenue par un régime d’aides directes rénové, cela signifie, selon les JA, l’adaptation au changement climatique et la réduction des charges sur les exploitations, la régulation des marchés en créant de nouveaux débouchés et de nouvelles filières, et aussi la gestion d’une partie des risques en diversifiant les sources de revenus des producteurs.
A cela devra s’ajouter, estiment les jeunes agriculteurs français, une régulation au niveau européen, avec du stockage, des observatoires des prix et des marchés et la préférence communautaire.

(1) Voir n° 3260 du 12/07/10 et même numéro



(FXS)

lundi 19 juillet 2010

Près de 5 500 contributions reçues avant la conférence de Bruxelles

5 473 contributions ont été reçues sur deux mois, du 12 avril au 11 juin, par la Commission européenne dans le cadre du débat sur l’avenir de la Pac lancé sur internet par le commissaire européen à l’agriculture, Dacian Ciolos. 1 440 proviennent de l'Allemagne, 1 053 de la Pologne, 788 de la France, 463 de la Lettonie, 399 de l'Autriche, 376 de l'Espagne, 180 de la Belgique, 145 du Royaume-Uni, 142 de l'Irlande, 94 de l'Italie.
La synthèse de ces contributions viendra alimenter les échanges de vues que la Commission organisera les 19 et 20 juillet à Bruxelles lors d’une conférence sur la Pac après 2013.


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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »