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Viandes

lundi 28 juin 2010

Premier point de FranceAgriMer sur l’actualité des filières viandes


L’offre est importante sur le marché français des gros bovins et les débouchés vers l’Italie restent difficiles. En porc, l’offre européenne devrait rester soutenue à l’automne. Phénomène inverse pour la production ovine en revanche, qui poursuit sa baisse en Europe. Quant à la consommation de volaille en 2009, elle a été mitigée. Tels ont été les principaux enseignements diffusés par France Agrimer lors de son point d’actualité sur les filières viandes rouges et blanches, le 22 juin.

Sur le marché des gros bovins, l’offre est plus abondante en 2010. La disponibilité en mâles allaitants de 0 à 8 mois s’est accrue de 3,5% en cumul des cinq premiers mois de 2010 par rapport à la même période en 2009, et celle de 8 à 12 mois a augmenté de 13,8%, selon les chiffres révélés par FranceAgrimer lors de son point d’actualité sur les filières viandes blanches et rouges effectué le 22 juin 2010 à Montreuil. Cette disponibilité accrue a entraîné un repli des cours. De plus, le marché italien (qui représente 85% des ventes françaises) est en repli de 3,6%. On constate en effet l’érosion de la part française dans les importations italiennes au profit de la Pologne et de la Slovaquie. « Cette concurrence avec ces pays se situe dans la moyenne gamme car ils ont un avantage prix. Le risque se situe plus sur cette catégorie que sur le haut de gamme. La situation se complique mais ce n’est pas catastrophique », explique Yves Tregaro, responsable de l’unité Produits animaux, pêche et aquaculture à FranceAgriMer. En attendant, les opérateurs français sont donc à la recherche d’autres marchés. Mais cette nouvelle donne serait-elle en mesure de relancer l’engraissement en France ? Selon le spécialiste, il pourrait y avoir quelques possibilités mais cela resterait marginal.

Hausse de la production porcine fin 2010
« Le marché du porc est relativement fourni car le mouvement de recapitalisation est peu important », explique Yves Tregaro. En effet, l’offre reste soutenue dans l’Union européenne depuis le début 2010. Selon les prévisions de France AgriMer, le troisième trimestre de 2010 devrait connaître une augmentation de la production européenne d’environ 2% (en têtes) par rapport au troisième trimestre de 2009. Quant au quatrième trimestre 2010, il devrait connaître une hausse de 1,2%. « Les exportations restent difficiles sur le marché international. Si la consommation ne tire pas, le prix du porc ne risque pas de monter », explique Yves Tregaro.
Au contraire, la production ovine française, elle, ne cesse de décroître. Une réduction du cheptel est à prévoir en 2010, selon les spécialistes de France AgriMer. Néanmoins, elle devrait être moins prononcée qu’en 2009 (-2,3% par rapport à 2008). On constate également la même situation de repli du cheptel dans le reste de l’Europe.

La consommation de poulet standard en forte hausse
Forte progression des achats de volailles et les élaborés de 6,2% sur les cinq premières périodes de 2010 par rapport aux cinq premières périodes de 2009. Le poulet a connu une hausse de 8,5% et les produits élaborés de 7,9%. Mais la progression des achats concerne surtout le poulet standard. Et ce grâce à son prix peu élevé. En revanche la dinde est « la grande perdante du marché volaille », selon les mots d’Yves Tregaro. Deux raisons expliquent ce recul : son coût et son « image de viande aux qualités gustatives réduites dans l’imaginaire du consommateur ».



(EG)

lundi 28 juin 2010

Trois nouvelles mesures d’accompagnement des différentes filières viandes

A l’occasion du point d’actualité sur les filières viandes rouges et blanches le 22 juin, France AgriMer a aussi souhaité rappeler les mesures d’accompagnements en vigueur en 2010. Un dispositif d’aide à la filière Label rouge veaux sous la mère est prévu. Cette production est en baisse chronique du fait du déficit d’installations et d’un grand nombre de reconversion des éleveurs. Le budget total alloué est de 300 000 euros, avec un financement de l’appui technique à hauteur de 12 300 euros par technicien. De plus, il est prévu une aide à l’équipement des abattoirs pour le classement des veaux de boucherie (le taux de subventions variant de 10% pour les entreprises de grandes tailles à 40% pour les PME). Enfin, une rénovation de l’appui technique « ovins viande » a été annoncée par FranceAgriMer.



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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »