Philippe Rouault, chargé de mission sur la compétitivité agroalimentaire française
Philippe Rouault, délégué interministériel aux industries agroalimentaires et à l’agro-industrie, vient d’être chargé par Christine Lagarde, ministre de l’Économie, et par Bruno Le Maire, ministre de l’Alimentation et de l’Agriculture, de la mission d’analyser les facteurs de la compétitivité des industries agroalimentaires françaises. Le gouvernement part du constat que la France, quatrième pays exportateur mondial de produits agricoles et de produits alimentaires transformés, « perd progressivement des parts de marché par rapport à ses concurrents européens ». Elle voit aussi ses importations « progresser plus vite que ses exportations ». Philippe Rouault comparera la France aux autres États membres de l’UE, « dans un premier temps pour ce qui est des filières animales et laitières ». Il formulera des recommandations pour améliorer les performances françaises. Son rapport est attendu pour le 1er septembre prochain.
La profession viticole est dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation, dont elle milite pour le maintien. C’est ce qu’a montré une des nombreuses réunions régionales, qui s’est tenue le 6 février à Angers autour de parlementaires et d’élus locaux. « Le calendrier est très serré. Il faut que nous obtenions la majorité qualifiée des ministres de l’Agriculture de l’UE avant les élections présidentielles », a indiqué Pascal Bobillier Monnot, directeur de la Confédération nationale des vins AOC. Il s’est exprimé au Salon des vins de Loire devant une quinzaine d’élus locaux (maires, représentants de régions, comme la vice-présidente de la région Centre, et de départements) et de députés (dont Serge Poignant, président de la commission économique de l’Assemblée nationale). « Tout le monde est d’accord sur la thématique de la régulation, mais si vous regardez concrètement, vous ne verrez pas d’outils proposés », a-t-il regretté, estimant que l’administration de la Commission (et non le commissaire Ciolos) fera son possible pour diviser les pays partisans du maintien des droits.