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Sucre

lundi 01 mars 2010

Pas de dérogation pour l’industrie du raffinage sucrier


La Commission européenne a repoussé, lors du Conseil agricole de l’UE, le 22 février à Bruxelles, une demande du Portugal qui réclamait l’ouverture d’un quota tarifaire d’importation de sucre de canne brut à droit nul pour l’industrie communautaire du raffinage. Selon elle, les conditions ne sont pas réunies, l’approvisionnement s’annonçant suffisant.

Soutenu par le Royaume-Uni, la Roumanie et la Bulgarie, le Portugal réclamait des « mesures exceptionnelles » en faveur de l’industrie du raffinage afin de « rétablir la compétitivité » du sucre de canne, « alors que devrait persister la tendance à la hausse des prix du sucre brut sur le marché international » (1). Appuyée par la Pologne, la Commission européenne s’y est opposée, estimant que les importations de sucre de canne brut ne s’annoncent pas en repli.

Un marché européen légèrement excédentaire l’année prochaine
Pour cette année, a précisé la Commission, des importations de 2,1 millions de tonnes sont déjà confirmées en provenance des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) dans le cadre des accords de partenariat économique (APE) avec ces pays, accords auxquels s’ajoute l’initiative « Tout sauf les armes » aux profit des pays les moins avancés.
Au titre du contingent OMC ouvert suite aux derniers élargissements de l’UE, 510 000 tonnes ont été attribuées à ce stade, soit 75 % du total. Enfin, le contingent pour les livraisons des Balkans devrait être totalement utilisé.
Ainsi, aujourd’hui, 1,1 million de tonnes de certificats d’importation ont-ils été délivrés pour des sucres à raffiner, soit 45 % des besoins traditionnels des raffineurs à plein temps de l’UE, fait valoir la Commission.
Par ailleurs, selon ses services, l’accroissement prévisible des importations liées aux APE et à « Tout sauf les armes » pourrait aboutir à un marché communautaire légèrement excédentaire l’année prochaine, à hauteur de 300 000 tonnes.
Donc, pour la Commission, les conditions pour réduite les droits à l’importation ne sont pas remplies.

(1) Voir n° 3240 du 22/02/10



(FXS)

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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »