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Conseil agricole

lundi 28 juin 2010

OGM, lait et simplification à l’ordre du jour


Les ministres de l’Agriculture de l’UE se retrouvent le 29 juin à Luxembourg pour tenter de se prononcer sur la mise sur le marché de six variétés de maïs génétiquement modifié. Ils auront également un échange de vues sur la simplification de la législation de la Pac (1) et prendront connaissance du dernier rapport trimestriel de la Commission européenne sur le marché laitier, secteur pour lequel le groupe d’experts à haut niveau vient de formuler ses recommandations (2). Sans débat, les Vingt-sept adopteront des conclusions sur la « compétitivité internationale du modèle agricole européen » (3). Par ailleurs, les Pays-Bas présenteront la conférence qu’ils comptent organiser avec différents partenaires du 31 octobre au 5 novembre à La Haye sur « l’agriculture, la sécurité alimentaire et le changement climatique ».

Le vote des ministres sur la mise sur le marché de six maïs OGM – qui pourrait s’accompagner de quelques échanges sur le prochain projet de la Commission européenne visant à laisser aux Etats membres la liberté de restreindre ou interdire les cultures transgéniques autorisées au niveau communautaire (4) – ne devrait pas permettre de dégager une quelconque majorité qualifiée. C’est donc la Commission qui prendra ultérieurement la décision d’autorisation.
Au sein du Comité permanent de la chaîne alimentaire, les Etats membres n’étaient déjà pas parvenus, en février et avril derniers, à dégager une décision pour ou contre ces six variétés : deux maïs de Monsanto (MON 88017 x MON 810 et MON 89034xNK603), un de Pioneer (59122x1507xNK603), un de Dow AgroSciences Europe (1507x59122) et deux de Syngenta (Bt11xGA21 et le renouvellement d’autorisation du Bt11 (SYN-BTØ11-1) (5). Dans cette enceinte, la France s’était abstenue, sauf dans le cas du MON 89034xNK603 à l’encontre duquel elle avait émis un vote négatif.
L’absence de majorité a été confirmée lors d’un vote des représentants permanents des Vingt-sept à Bruxelles, le 15 juin.

(1) et (3) Voir même numéro
(2), (4) et (5) Voir n° 3257 du 21/06/10



(FXS)

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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »