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Vendredi 21 avril 2017

Offre ou demande


Si l’on essaie de résumer les volets économiques des différents candidats à l’élection présidentielle, la ligne de fracture se présente de la manière suivante : d’un côté ceux qui prônent d’injecter du pouvoir d’achat dans la population pour atténuer les inégalités et surtout relancer la machine économique ; de l’autre, ceux qui veulent avant tout réduire les charges des entreprises pour les mettre en capacité de mieux répondre à la demande.

Injecter du pouvoir d’achat paraît séduisant et peut-être efficace à court terme. Mais le problème est que nous sommes en économie ouverte et que cela peut autant conduire à importer qu’à créer de la richesse en France ; réduire les coûts des entreprises peut les rendre plus compétitives, mieux capables de créer de l’emploi et d’investir. Le problème est que cette politique, qui a été celle des gouvernants ces quinze dernières années, n’a pas vraiment réussi jusqu’à aujourd’hui.

Il faut donc sortir du schématisme qui oppose ces deux politiques, comme de celui qui sépare la gauche et la droite, et pratiquer intelligemment un peu des deux. Prenons l’exemple des coopératives agricoles. Ces entreprises se doivent de venir en aide à leurs adhérents en leur redistribuant des ristournes significatives. Mais elles doivent aussi investir et se diversifier pour solidifier l’avenir. Et elles ont besoin que l’État allège leurs charges tout en soutenant la consommation. À condition que celle-ci profite avant tout aux consommateurs français ou, tout au moins, au marché unique européen. Mettre en place une telle politique, ce ne doit pas être… chinois.

Hervé Plagnol, rédacteur en chef



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