Nicolas Sarkozy s'engage à défendre le « modèle agricole français et européen »
Dans son interview télévisée du 12 juillet sur France 2, Nicolas Sarkozy n'a pas oublié le monde agricole. Son objectif alors que la France prend la présidence du G 20 en novembre, et d'instaurer « un nouvel ordre monétaire international ». Il s'agit notamment, a-t-il expliqué de « réguler le prix de matières premières agricoles ». Il s'est engagé dans ce contexte à « défendre le modèle agricole français et européen ». Cette présidence du G20 doit être « au service de la régulation du monde ». Il a réaffirmé que le « moteur » franco allemand était « indispensable » pour aboutir. « J'admire le modèle économique allemand » a-t-il ajouté. Ce pays «formidable » est « le principal concurrent, voisin et client » de la France a-t-il conclu.
La profession viticole est dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation, dont elle milite pour le maintien. C’est ce qu’a montré une des nombreuses réunions régionales, qui s’est tenue le 6 février à Angers autour de parlementaires et d’élus locaux. « Le calendrier est très serré. Il faut que nous obtenions la majorité qualifiée des ministres de l’Agriculture de l’UE avant les élections présidentielles », a indiqué Pascal Bobillier Monnot, directeur de la Confédération nationale des vins AOC. Il s’est exprimé au Salon des vins de Loire devant une quinzaine d’élus locaux (maires, représentants de régions, comme la vice-présidente de la région Centre, et de départements) et de députés (dont Serge Poignant, président de la commission économique de l’Assemblée nationale). « Tout le monde est d’accord sur la thématique de la régulation, mais si vous regardez concrètement, vous ne verrez pas d’outils proposés », a-t-il regretté, estimant que l’administration de la Commission (et non le commissaire Ciolos) fera son possible pour diviser les pays partisans du maintien des droits.