Nicolas Sarkozy : « La répartition des aides européennes entre le continent et la Corse est profondément inéquitable »
« La répartition des aides européennes (Pac) entre le continent et la Corse est profondément inéquitable », a regretté Nicolas Sarkozy lors de son déplacement mardi 2 février en Corse. « Le bilan de santé de la Pac nous permet d’augmenter de 6M€ le montant des aides directes européennes versées à l’hectare en Corse. Pour les agriculteurs corses, le soutien moyen à l’hectare sera ainsi doublé en 2010. Je souhaite poursuivre le rééquilibrage que nous engageons dans le cadre de la préparation de la Pac de 2013, dont Bruno le Maire s’occupe avec beaucoup de compétence », a précisé le président de la République. Mais selon lui, « il reste beaucoup de chemin à parcourir. La moitié de la viande consommée en Corse est importée. Les filières bovines et porcines doivent donc être développées. Nous allons mettre en place un nouveau plan pluriannuel d’amplification pour la période 2011-2013 (…). C’est un plan qui doit accroître la sécurité alimentaire de la Corse, en augmentant les volumes de production à destination des circuits courts ».
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »