Marchés à terme : Christine Lagarde souhaite une autorité européenne de régulation
A l’image de la CFTC (Commodity Futures Trading Company) américaine, Christine Lagarde souhaiterait voir mise en place une autorité européenne de régulation des marchés à terme des matières premières. C’est en tout cas ce qu’elle a indiqué le 13 avril à la presse anglo-saxonne. Cette autorité encadrerait également les ressources agricoles. La ministre souhaite que cette idée soit insérée dans le prochain texte destiné à encadrer la régulation européenne des marchés à terme. Pour Christine Lagarde, il s’agit d’un moyen pour agir sur la volatilité accrue des prix de ces produits et les conséquences de la financiarisation de ces marchés.
La profession viticole est dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation, dont elle milite pour le maintien. C’est ce qu’a montré une des nombreuses réunions régionales, qui s’est tenue le 6 février à Angers autour de parlementaires et d’élus locaux. « Le calendrier est très serré. Il faut que nous obtenions la majorité qualifiée des ministres de l’Agriculture de l’UE avant les élections présidentielles », a indiqué Pascal Bobillier Monnot, directeur de la Confédération nationale des vins AOC. Il s’est exprimé au Salon des vins de Loire devant une quinzaine d’élus locaux (maires, représentants de régions, comme la vice-présidente de la région Centre, et de départements) et de députés (dont Serge Poignant, président de la commission économique de l’Assemblée nationale). « Tout le monde est d’accord sur la thématique de la régulation, mais si vous regardez concrètement, vous ne verrez pas d’outils proposés », a-t-il regretté, estimant que l’administration de la Commission (et non le commissaire Ciolos) fera son possible pour diviser les pays partisans du maintien des droits.