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Politique régionale

lundi 08 mars 2010

Les zones rurales ne sont pas si mal loties dans l’UE-15


Dans les zones rurales de l’UE, le déclin de la population (qui touche tout autant les régions urbaines) s’accompagne rarement d’un déclin économique, selon une analyse statistique des services de la Commission européenne. Entre 2000 et 2006, la progression du PNB a été la plus forte dans ces zones, dans l’Union à quinze, alors que, dans les Etats membres d’Europe centrale et orientale, elle a été plus rapide dans les régions urbaines.

En 2006, 19,3 % de la population de l’UE vivait dans les régions à prédominance rurale, 44,4 % dans celles à prédominance urbaine et 36,3 % dans les régions intermédiaires, selon les services de la Commission européenne chargés de la politique régionale. La part de la population vivant dans les différentes catégories de régions varie au sein de l’UE, en particulier entre les pays les plus et les moins développés. Dans l’UE-15, la part de la population vivant dans les zones rurales est de seulement 14,8 %, contre 51,7 % dans les zones urbaines. Dans les nouveaux Etats membres d’Europe centrale et orientale, cette proportion est de respectivement 36,5 % et 16,7 %.
En résumé, dans les nouveaux Etats membres, 8 personnes sur 10 vivent en dehors des zones urbaines, contre moins de 5 sur 10 dans l’UE-15.

Grande diversité
Toutefois, en Irlande, Finlande, Suède et Autriche, de 45,8 % (Autriche) à 72 % (Irlande) de la population vit dans des régions rurales, et seulement 20 % à 27 % dans des régions urbaines.
A l’inverse, en Belgique, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, plus de 70 % de la population vit dans des régions urbaines, et à peine 1 % à 4 % dans des régions rurales (respectivement 29,6 % et 16,8 % en France).
La répartition territoriale de la population dans chacun des Etats membres d’Europe centrale et orientale est plus proche de la moyenne de ce groupe de pays : dans la plupart des cas, la part des régions intermédiaires et rurales est élevée, et celle des régions urbaines faible.
Enfin, dans ces pays, le PNB par tête des régions rurales n’atteint que 70 % de la moyenne nationale. Il est deux fois et demi plus faible que celui des régions urbaines. Par contre, dans l’UE-15, la différence de PNB par tête entre les régions urbaines et les régions rurales est de moins d’un tiers.



(FXS)

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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »