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Agriculture & société

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Etiquetage des denrées alimentaires

lundi 14 juin 2010

Les Vingt-sept veulent des informations lisibles pour les produits alimentaires


Les Vingt-sept sont d’accord sur la nécessité d’imposer une taille minimale de caractères pour les informations fournies au consommateur sur les emballages des denrées alimentaires. Un groupe de pays réclame par ailleurs l’indication obligatoire de l’origine pour certains produits.

La proposition de la Commission européenne concernant l'information des consommateurs sur les denrées alimentaires a fait l’objet, le 8 juin à Luxembourg, d’un débat d’orientation du Conseil des ministres de l’UE qui a fait apparaître un consensus sur la nécessité d’instaurer une taille minimale pour les caractères sur les emballages des denrées alimentaires. Certains Etats membres, dont la France et l’Allemagne, ont préconisé des critères supplémentaires (espace entre les lignes, police et couleurs des lettres, contraste, etc.).
Le Parlement européen rendra le 15 juin son avis en première lecture sur ce projet de règlement. Sa commission compétente a un autre point de vue : elle suggère de remplacer la taille de caractère minimale par d'autres critères de lisibilité.

Un groupe de pays pour des indications d’origine
Par ailleurs, la République tchèque, la Hongrie, la Finlande, les Pays-Bas, le Danemark, l’Allemagne, l’Autriche, l’Estonie et la Pologne sont réservés sur la proposition de la Commission de préciser davantage, dans le règlement, les responsabilités des opérateurs du secteur alimentaire tout au long de la chaîne alimentaire. Selon ces pays, le cadre actuel, établi par les prescriptions générales de la législation alimentaire en 2002, est suffisant, et le projet de la Commission engendrerait des difficultés, pour les contrôles notamment.
Seuls quelques Etats membres (Hongrie, Portugal, Roumanie, Grèce) ont soutenu le texte proposé.
Au cours du débat, la Suède et la Finlande ont préconisé un étiquetage obligatoire de la valeur énergétique des boissons alcoolisées. Un groupe de pays, dont l’Italie, l’Irlande, la Lettonie, l’Autriche et la France, a défendu l’idée d’un étiquetage obligatoire de l’origine de certains produits. Enfin, l’Allemagne a demandé un étiquetage spécifique pour les produits qui imitent certains fromages ou jambons.



(FXS)

lundi 14 juin 2010

Réduire la consommation de sel

Le Conseil des ministres de l’UE a adopté le 8 juin des conclusions préconisant une « action pour réduire la consommation de sel dans la population et pour une meilleure santé ». Juridiquement non contraignant, ce texte constitue un « appel » aux gouvernements pour les encourager à aborder cette question dans l'élaboration de leurs politiques nutritionnelles. Il encourage par exemple l'industrie agroalimentaire à réduire la présence de sel dans les plats préparés.


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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »