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lundi 05 juillet 2010

Les Vingt-sept déterminés à simplifier la législation agricole européenne


Les ministres de l’Agriculture de l’UE, réunis le 29 juin à Luxembourg, ont affiché une belle unanimité pour placer la simplification de la législation agricole européenne au cœur de la réforme de la Pac.

Dacian Ciolos, le commissaire à l’agriculture, a souligné que ses services avaient déjà apporté des réponses aux 39 suggestions de simplification présentées en avril 2009 par 13 Etats membres. Dans 19 domaines, a-t-il précisé, des actions concrètes et des modifications réglementaires ont déjà été prises. Il a cité la révision des modalités d’application des paiements directs et la possibilité à partir de janvier 2010 de modifier les droits au paiement en fusionnant les fractions de droits du même type détenus par un agriculteur. Toutefois, dans une note soumise au Conseil agricole, 18 Etats membres, dont la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, demandent que les propositions non retenues par la Commission européenne puissent être examinées à un niveau politique. Le commissaire a indiqué qu’un « paquet simplification » sera présenté aux ministres à l’automne, notamment sur les suites à donner aux infractions mineures, et sur la fréquence des rapports de suivi pour le développement rural. D’autres mesures seront ensuite examinées dans le cadre de la négociation sur la Pac après 2013 « quand elles impliquent des choix politiques substantiels », a indiqué le commissaire, évoquant notamment la politique de promotion. De plus, M. Ciolos a précisé que la Commission réfléchit à des améliorations en termes de gestion et de délais de paiement. « Les résultats devraient être rendus pour le printemps 2011 afin d’intégrer ces éléments dans la réforme de 2013 », a-t-il précisé. Au cours des débats, plusieurs Etats membres ont souligné le besoin d’avoir davantage de mesures de simplification proportionnées, en particulier pour les contrôles, de rendre plus faciles les mesures d’application sur l’éco-conditionalité et d’avoir une approche fondée sur le risque et une évaluation de l’impact des mesures législatives
De son côté, John Dalli, le commissaire à la santé, a fait part au Conseil agricole d’initiatives en cours d’examen. Il a évoqué la révision des législations sur la santé des plantes et sur la santé animale, de 12 directives sur la commercialisation des semences et du matériel de propagation des plantes ainsi que des règles sur l’identification dans le secteur de la viande bovine.



(AC)

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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »