Réforme de la Pac
lundi 05 juillet 2010
Appel à la création d’une « Europe agricole, alimentaire et environnementale »
« Réinventer une Europe agricole, alimentaire et environnementale » : telle est l’ambition d’un appel, dit de Gembloux, lancé le 28 juin à Bruxelles par quatre groupes de réflexion, pronant une agriculture plus solidaire le Groupe de Bruges, le Groupe Saint-Germain, la Magyar Agrarakadémia et Terra Nova. Ceux-ci veulent que l’Europe « conserve la diversité de toutes ses productions agricoles », « renforce une agriculture de qualité » et « étende » les programmes permettant aux plus démunis d’avoir accès à l’alimentation. Les auteurs de l’appel de Gembloux dressent en introduction un constat inquiétant : « fluctuations, instabilité et volatilité des prix et des revenus, conflits entre puissances exportatrices, malnutrition croissante, impasses environnementales »....
Cycle de Doha
lundi 05 juillet 2010
Les exigences américaines à l’OMC, un risque indirect pour l’agriculture européenne
Les sommets canadiens du G-8 puis du G-20 ont, comme d’habitude, souligné l’importance du cycle de Doha, tout en évitant cette fois-ci de fixer la moindre échéance pour sa conclusion. Les Etats-Unis ont saisi l’occasion pour réclamer de nouveau, par la voix de leur président, une révision des propositions sur la table à Genève qui, estiment-ils, sont déséquilibrées car elles n’impliquent pas assez de concessions de la part des pays émergents dans les domaines des services et des produits industriels. Or, si ces pays devaient finalement offrir plus dans ces secteurs, ils pourraient, en retour, demander plus aux pays développés dans le domaine agricole. L’UE pourrait alors améliorer son offre en matière de soutien agricole interne, éventualité que n’exclut pas son principal négociateur, Karel De Gucht. A Toronto, Barack Obama a averti ses partenaires du G-20 que les propositions actuelles sur la table des négociations de l’OMC étaient insuffisantes et devaient être profondément modifiées. Celles-ci feraient notamment perdre aux Etats-Unis leur...
UE/Mercosur
lundi 05 juillet 2010
Protestation des Vingt-sept contre le protectionnisme de l’Argentine
Alors que les négociations entre l’UE et le Mercosur reprenaient le 29 juin à Buenos Aires, les ministres de l’agriculture de l’UE, réunis le même jour à Luxembourg, débattaient des mesures restrictives prises par l’Argentine à l’encontre des pêches grecques en conserve. L’Argentine, qui a nié l’existence d’un quelconque embargo, a toutefois indiqué, de façon quelque peu ambiguë, qu’elle n’autoriserait pas l’entrée de produits « qui représentent une concurrence déloyale ». De nombreux ministres de l’agriculture et le commissaire à l’agriculture, Dacian Ciolos, ont été « consternés » par l’attitude très protectionniste des Argentins, alors que, le jour même, les négociations en...
« Europe 2020 »
lundi 28 juin 2010
L’agriculture dans la nouvelle « stratégie » de l’UE
Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE, réunis le 17 juin à Bruxelles, ont adopté leur nouvelle « stratégie pour l’emploi et une croissance intelligente, durable et inclusive » – dite « Europe 2020 » – à laquelle, précisent-ils, « un secteur agricole durable, productif et compétitif apportera une contribution importante ». «Toutes les politiques communes, y compris la politique agricole commune et la politique de cohésion, devront appuyer la stratégie », soulignent les conclusions du sommet européen de juin. « Un secteur agricole durable, productif et...
Compétitivité
lundi 28 juin 2010
Sur la « compétitivité du modéle agricole européen», un compromis entre les 27
Sur proposition de la présidence espagnole de l’UE et après de longues tractations entre leurs experts, les ministres de l’Agriculture des Vingt-sept doivent adopter sans débat, lors de leur réunion du 29 juin à Luxembourg, des conclusions de compromis sur la « compétitivité internationale du modèle agricole européen ». La négociation de ce texte a, comme d’habitude, mis face à face les Etats membres qui, comme le Royaume-Uni, la Suède ou le Danemark, étaient partisans d’une formulation assez vague et ceux, la France notamment, qui voulaient y insérer des propositions plus concrètes. Les conclusions sur la compétitivité internationale du modèle agricole européen qui doivent être adoptées sans débat par le Conseil de l’UE, « sans préjuger le nouveau cadre financier pluriannuel pour la période...
Réforme de la Pac
lundi 21 juin 2010
La FNSEA et le DBV revendiquent le maintien d’une politique ambitieuse
Alors que Dacian Ciolos, le commissaire à l’agriculture, note avec satisfaction l’intérêt que les Européens ont porté au débat public sur la Pac, surtout en Allemagne, la FNSEA et le DBV, les deux principaux syndicats agricoles français et allemand, considèrent « indispensable » un financement approprié de la Pac après 2013 pour pouvoir maintenir une activité agricole rentable à même de répondre aux exigences de la société qui ne sont pas rémunérées par les marchés ». Ils réclament au minimum le maintien des dépenses agricoles au niveau actuel. Tous ces points ont été présentés le 11 juin à Berlin par les présidents des deux syndicats à leurs ministres respectifs, et l'objectif maintenant est de rallier d'autres pays de l'UE à cette vision. « Il faut que nous travaillions encore sur la notion de gestion de crise et sur l'évolution des paiements directs », confie Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA. Prochaine étape : les deux dirigeants syndicaux comptent rencontrer et convaincre les syndicats d'autres pays membres. Dans une prise de position commune, la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles et le Deutscher Bauernverband estiment nécessaire de rendre plus équitable le soutien aux agriculteurs en...
Réforme de la Pac
lundi 21 juin 2010
L’après 2013 selon la commission de l’agriculture du Parlement européen
Dans un rapport voté le 15 juin à Strasbourg, la commission de l’agriculture du Parlement européen préconise, pour l’avenir, le maintien du budget de la Pac au moins à son niveau de 2013 et s’oppose à toute renationalisation de cette politique. Elle plaide pour des aides directes plus équitables, sur la base de critères objectifs, pour des outils permettant de gérer les risques et les crises et d’éviter les surproductions, ainsi que pour des dispositions assurant la compétitivité du secteur. Enfin, les parlementaires, dont le rapport sera soumis à la plénière de juillet, se prononcent pour le maintien des deux piliers actuels de la Pac (soutien des marchés et des revenus et développement rural). Sécurité alimentaire, lutte contre le changement climatique, énergies renouvelables, gestion de l’eau, biodiversité... : pour que les agriculteurs procurent ces services à la société, le budget de la...
L'amour est dans le pré sur M6 : voyeurisme ou phénomène de société ? L'avis du sociologue, François Purseigle
FranceAgriMer : « la spéculation sur le blé profite de la hausse mais ne la crée pas » La hausse des prix du blé est le résultat d’un jeu physique a expliqué en substance Christian Vannier, directeur de l’animation des filières chez FranceAgriMer, à l’issue du conseil de gestion céréales de l’office. Une manière de ramener à sa juste proportion la spéculation parfois invoquée pour expliquer la hausse des cours. « La spéculation profite de la hausse mais ne la crée pas, » dit-il. Les raisons de la brusque augmentation des prix céréaliers sont bien physiques : les stocks mondiaux qui sont corrects (États Unis, Chine) se trouvent très éloignés des régions où s’exprime la demande (Europe, Afrique et Moyen Orient). C’est ce qui donne à la France une position très forte d’autant que la qualité de ses blés est bonne. Mais le disponible exportable doit être maximisé. « Il faut dégager le maximum de blé meunier à l’export plutôt que vers l’alimentation animale » explique Christian Vannier. Il est préférable, compte tenu du marché, d’accepter d’importer du blé fourrager pour l’alimentation animale afin de valoriser le plus possible le blé meunier à l’export.