Mot de passe oublié ?

Effectuer une recherche

 

Les politiques

Tous les articles de la rubrique

Réforme de la Pac

lundi 05 juillet 2010

Les parlementaires européens souhaitent améliorer l’équilibre de la filière alimentaire


Dans un rapport préparé par José Bové (groupe des Verts) et adopté le 29 juin à une large majorité, la commission de l’agriculture du Parlement européen, qui dénonce les pratiques abusives de certains groupes industriels et de la grande distribution, veut envoyer un signal clair à la Commission européenne avant la publication des propositions de réforme de la Pac. Les députés agricoles « sont conscients que l’agriculture n’est pas une production comme les autres et que les paysans ne jouent pas à armes égales face aux grands groupes de la transformation et de la distribution », souligne le député français.

Les députés agricoles « souhaitent la mise en place d’un médiateur au niveau européen qui pourra être saisi par les agriculteurs et les PME et demandent que des sanctions puissent être appliquées pour rétablir un équilibre entre les différents acteurs de la filière alimentaire ». Ils pressent la Commission européenne de prendre les mesures indispensables pour permettre aux agriculteurs de négocier collectivement face aux industriels de l’agro-alimentaire et de la grande distribution et obtenir enfin des prix couvrant leurs coûts de production et rémunérant équitablement leur travail. Pour la commission de l’agriculture, il est évident que les rapports de force au sein de la chaine alimentaire sont fortement déséquilibrés. Les poids lourds de la transformation et de la distribution accaparent la majeure partie de la valeur ajoutée en imposant des prix extrêmement bas aux agriculteurs tout en maintenant des prix élevés pour les consommateurs. Les députés demandent à la Commission européenne de se doter des outils nécessaires pour mieux connaitre la réalité des prix agricoles à la production. Ils proposent notamment qu’une législation soit instaurée pour lutter contre la volatilité des cours et limiter la vulnérabilité des producteurs.



(AC)

Imprimer cet articleRetour à la page d'accueilEnvoyer à un ami


Les viticulteurs dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation

La profession viticole est dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation, dont elle milite pour le maintien. C’est ce qu’a montré une des nombreuses réunions régionales, qui s’est tenue le 6 février à Angers autour de parlementaires et d’élus locaux. « Le calendrier est très serré. Il faut que nous obtenions la majorité qualifiée des ministres de l’Agriculture de l’UE avant les élections présidentielles », a indiqué Pascal Bobillier Monnot, directeur de la Confédération nationale des vins AOC. Il s’est exprimé au Salon des vins de Loire devant une quinzaine d’élus locaux (maires, représentants de régions, comme la vice-présidente de la région Centre, et de départements) et de députés (dont Serge Poignant, président de la commission économique de l’Assemblée nationale). « Tout le monde est d’accord sur la thématique de la régulation, mais si vous regardez concrètement, vous ne verrez pas d’outils proposés », a-t-il regretté, estimant que l’administration de la Commission (et non le commissaire Ciolos) fera son possible pour diviser les pays partisans du maintien des droits.