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lundi 01 mars 2010

Les OGM progressent dans le monde, piétinent en Europe


Plus que sur l’Union européenne, l’industrie des biotechnologies mise sur le soja, en Amérique latine, le coton en Afrique et en Inde, le maïs et surtout le riz en Chine, pour poursuivre son développement. En Europe, la progression des semences transgéniques a été stoppée net, notamment en Allemagne et en France, en raison de doutes quant à l’impact sur l’environnement du seul OGM autorisé actuellement, le maïs Mon 810. Au total dans le monde, les OGM ont couvert 134 millions d’hectaures en 2009, soit 7 % de plus que l’année précédente.

L’industrie mondiale des biotechnologies, par le biais du Service international pour l’acquisition des biotechnologies agricoles (ISAAA), a indiqué, le 23 février, que 134 millions d’hectares d’OGM avaient été cultivés dans le monde en 2009. Ces surfaces sont réparties dans 25 pays. Cela correspond à une progression de 7 % des surfaces par rapport à 2008.
Mais, en Europe, les biotechnologies sont en recul : 94 750 ha de maïs Mon 810 ont été semés en 2009, contre 107 719 ha l’année précédente. Seuls six pays en ont cultivé, principalement l’Espagne qui représente désormais 80 % du maïs Mon 810 planté dans la Communauté. Les autres pays de l’UE utilisant des transgéniques sont le Portugal, la République tchèque, la Roumanie, la Pologne et la Slovaquie.

Clauses de sauvegarde en Europe
Les semences high tech ont été bannies des champs allemands, luxembourgeois, autrichiens, grecs, hongrois et français en raison de doutes quant à leur parfaite innocuité pour l’environnement. Les organisations anti-OGM Greenpeace et Les Amis de la Terre pointent du doigt le recul des OGM y compris dans la pays européens traditionnellement favorables, c’est à dire la Roumanie (-47% à 3243 ha en 2009), la République tchèque (-23% à 6480 ha), la Slovaquie (-55% à 875 ha) et même l’Espagne (-4% à 76057 ha).
Dans le monde, les principaux utilisateurs d’OGM sont les États-Unis (64 millions d’hectares), le Brésil (21,4 millions) et l’Argentine (21,3 millions). Viennent ensuite l’Inde (8,4 millions), le Canada (8,2 millions), la Chine (3,7 millions), le Paraguay (2,2 millions) et l’Afrique du Sud (2,1 millions). Tous les autres pays restent en deçà de la barre du million d’hectares.

200 millions d’hectares d’ici à 2015
D’ici à 2015, l’industrie considère que la barre des 200 millions d’hectares d’OGM plantés dans le monde devrait être franchie. Pour y parvenir, elle compte, d’abord, sur l’arrivée, promise depuis de nombreuses années, de plants plus résistants aux épisodes de sécheresse. Le « maïs anti-sécheresse » pourrait faire son apparition dans les campagnes des Etats-Unis en 2012, avant d’être introduit en Afrique sub-saharienne en 2017, indique l’ISAAA.
En Chine, déjà le sixième producteur d’OGM, l’arrivée de riz plus résistant aux attaques d’insectes devrait « donner l’impulsion » et permettre à cette culture de s’étendre dans d’autres pays en voie de développement, souligne encore l’organisation.

Second souffle aux Etats-Unis et au Canada
Dans les pays développés, l’ISAAA table sur un second souffle pour les OGM du fait de l’arrivée, aux Etats-Unis et au Canada du maïs SmartStax multi-résistant aux insectes et aux herbicides et sur le développement du soja OGM de la seconde génération qui offrirait de meilleurs rendements.
Les organisations environnementalistes (Greenpeace et les Amis de la terre) contestent ces perspectives. « Les OGM ne sont pas le succès annoncé », insistent-elles. « Présentés comme une solution contre le réchauffement du climat et contre la famine, plus de 99% des OGM cultivés servent en fait à l’alimentation animale et à la production de carburants », déplorent ces organisations.



(LV)

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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »