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Lundi 25 octobre 2010 | cifog

Les exportations de foie gras reprennent


Depuis le début de l’année, les ventes de foie gras ont progressé de 15% sur le marché intérieur français. Les exportations aussi connaissent une forte reprise. L’excédent commercial sur les 6 premiers mois de l’année 2010 atteint 12,4 millions contre 123 000 euros en 2009.


Les achats de foie gras des ménages connaissent une progression de 15% environ depuis le début de l’année après une hausse de 7,5% en 2009, s’est félicité le Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog) lors d’une conférence de presse, mardi 19 octobre. Sur les marchés à l’export, aussi, les professionnels se montrent enthousiastes. La balance commerciale est excédentaire de 12,4 millions d’euros au premier trimestre contre 124 000 euros à la même période l’an dernier. En effet, en volume, les exportations ont fortement repris (+17% en foie gras cru et +11% en transformé) et les importations sont en baisse (-15% en canard et -28% en oie). Il y a deux ans, l’interprofession avait appelé ses adhérents à réduire la production de 10%. Cette disposition a permis d’assainir le marché en vidant les stocks.

Les Etats-Unis vont s’ouvrir
Les exportations pourraient encore plus progresser dans les années à venir, car les Etats-Unis devraient lever en 2012 leurs barrières douanières à l’encontre du foie gras qui rendaient impossible toute exportation outre-Atlantique. A l’instar d’autres denrées alimentaires comme la moutarde, l’échalote ou les biscottes, le foie gras est taxé à 100% depuis le conflit avec l’Union européenne sur le bœuf aux hormones en 1999. Un jugement en appel, rendu le 13 octobre dernier, contre le gouvernement fédéral des Etats-Unis, a constaté un vice de procédure dans le maintien de ces sanctions, qui se renouvellent tous les quatre ans. « Ce jugement peut faire jurisprudence », estime Vincent Truelle, codirecteur du Cifog. De plus, souligne-t-il, « le contingent de bœuf aux hormones va progressivement s’ouvrir et les sanctions vont donc diminuer ». Encore faudra-t-il que les producteurs obtiennent l’agrément des sites de production par les autorités américaines dont les critères sont devenus très stricts depuis les attentats du 11 septembre. « Avec les taxes élevées, les entreprises françaises se sont démobilisées et ne demandaient plus d’agréments d’autant que le marché est très petit pour l’instant, explique Jean Schwebel, vice-président du Cifog. Mais certaines entreprises qui jugent que ce marché est intéressant vont peut-être de nouveau demander cet agrément ».
(AG)