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Bruxelles

lundi 01 mars 2010

Les experts se penchent sur la politique laitière européenne


Composé des experts des Etats membres et de la Commission européenne, le groupe à haut niveau chargé de réfléchir à l’avenir de la politique laitière européenne a fait le point le 23 février sur l’état de la politique communautaire de la concurrence ainsi que sur l’éventuelle mise en place d’un marché à terme des produits laitiers dans l’UE. De son côté, le Comité économique et social européen (CES) a adopté un avis appelant à la mise en place rapide de mesures équilibrant l’offre et la demande sur le marché laitier. Une orientation essentielle, selon le CES européen, « pour assurer une production laitière durable et écologique au-delà des années 2015 ».

Aucune réponse tranchée n’a été apportée à ce stade à la question de savoir si la mise en place d’un marché à terme pour les produits laitiers en vue de renforcer la transparence et réduire les variations de prix serait pertinente et appropriée. Une majorité d’experts a souligné qu’il s’agit d’un sujet complexe nécessitant un examen en profondeur. Il a néanmoins été signalé qu’un marché à terme pourrait constituer un outil complémentaire de gestion des risques utile, (mais non un filet de sécurité) pouvant contribuer à réduire la volatilité extrême des prix. Plusieurs membres du groupe à haut niveau ont estimé que les produits laitiers comme le beurre ou le lait en poudre pourraient être échangés dans un marché à terme mais qu’ils doutaient de la possibilité d’étendre un tel mécanisme au lait liquide. Il a également été noté que la mise en place d’un marché à terme doit relever d’une initiative privée, les autorités publiques devant se limiter à assurer la supervision de l’ensemble du dispositif.
Par ailleurs, la Commission européenne a fait le point sur les règles actuelles de concurrence applicables dans le secteur laitier. Les experts français et allemands ont également exposé les dispositions applicables dans leur propre pays. Le débat sur cette question se poursuivra le 16 mars prochain.



(AC)

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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »