Mot de passe oublié ?

Effectuer une recherche

 

Les politiques

Tous les articles de la rubrique

Cycle de Doha

lundi 05 juillet 2010

Les exigences américaines à l’OMC, un risque indirect pour l’agriculture européenne


Les sommets canadiens du G-8 puis du G-20 ont, comme d’habitude, souligné l’importance du cycle de Doha, tout en évitant cette fois-ci de fixer la moindre échéance pour sa conclusion. Les Etats-Unis ont saisi l’occasion pour réclamer de nouveau, par la voix de leur président, une révision des propositions sur la table à Genève qui, estiment-ils, sont déséquilibrées car elles n’impliquent pas assez de concessions de la part des pays émergents dans les domaines des services et des produits industriels. Or, si ces pays devaient finalement offrir plus dans ces secteurs, ils pourraient, en retour, demander plus aux pays développés dans le domaine agricole. L’UE pourrait alors améliorer son offre en matière de soutien agricole interne, éventualité que n’exclut pas son principal négociateur, Karel De Gucht.

A Toronto, Barack Obama a averti ses partenaires du G-20 que les propositions actuelles sur la table des négociations de l’OMC étaient insuffisantes et devaient être profondément modifiées. Celles-ci feraient notamment perdre aux Etats-Unis leur avantage comparatif au profit des pays émergents dans le secteur des services, a dit le président américain, selon une source diplomatique.
« Il ne s’agit pas de quelques modifications, ce sont les termes de l’accord qui doivent être changés », aurait-il déclaré. L’Australie s’est alignée récemment sur la position des Etats-Unis. Ces dernières semaines également, Washington et Pékin se sont mutuellement accusés d’être la cause du blocage du cycle de Doha.

« Inadmissible »

Si des efforts supplémentaire sont demandés à Genève aux pays émergents dans le secteur des produits industriels ou dans celui des services, l’UE « pourrait être confrontée à des demandes supplémentaires pour l’agriculture », avait mis en garde le 24 juin à Bruxelles Karel De Gucht, le commissaire européen au commerce, qui s’adressait aux dirigeants des organisations professionnelles et coopératives des Vingt-sept (Copa-Cogeca). « Cela serait difficile pour nous et nous devrions savoir comment les prendre en compte, en particulier en ce qui concerne le soutien interne », avait-il déclaré.
Les pays du Mercosur, avec lesquels l’UE relance les négociations commerciales, « ont les mêmes intérêts offensifs sur l’agriculture multilatéralement et bilatéralement, ce qui signifie que, pour conclure à la fois le cycle de Doha et ces pourparlers bilatéraux, l’Union pourrait faire face à des demandes visant à améliorer encore ses concessions agricoles », a également souligné le commissaire européen devant le Copa-Cogeca.
Le Brésil a déjà clairement indiqué que toute tentative de modification du niveau d’ambition du cycle de Doha devrait commencer par l’agriculture dans les pays développés.
Réagissant aux propos de M. De Gucht, le président du Copa, Padraig Walshe, a rétorqué que l’offre agricole de l’UE à Genève « allait déjà trop loin », mettant en garde « contre toute concession supplémentaire qui serait inadmissible ». « Ce sont les demandes des Etats-Unis concernant un meilleur accès au marché des pays en développement qui bloquent l’accord, et ce sont les pays concernés qui doivent résoudre leurs différends », a-t-il estimé.

G-8 : conclure « à un moment donné »

A l’issue du sommet du G-8 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada et Russie) tenu les 25 et 26 juin à Muskoka au Canada, sous la présidence de ce pays, les participants membres de l’OMC ont « renouvelé leur attachement à la conclusion fructueuse du Programme de Doha pour le développement, misant sur les progrès accomplis à ce jour ».
« Nous avons donné pour instruction à nos représentants de dialoguer dans un esprit de conciliation et dans le cadre de tous les mécanismes de négociation, avec pour objectif de susciter le niveau d’adhésion requis pour faciliter un accord, tout en étant conscients des changements qu’a connus l’économie mondiale depuis le lancement » de ces pourparlers, ont-ils précisé, sans fixer d’échéance.
« Tout le monde autour de la table est d’accord sur le fait qu’à l’avenir, à un moment donné, nous devrons conclure le cycle de Doha », a déclaré devant la presse le premier ministre canadien, Stephen Harper.

G-20 : rendez-vous à Séoul

Le sommet du G-20 (pays industrialisés et émergents), organisé ensuite les 26 et 27 juin à Toronto, a publié un déclaration dans laquelle il « réaffirme son soutien aux efforts faits pour arriver le plus rapidement possible à une conclusion équilibrée et ambitieuse du cycle de négociations de Doha de l’OMC, dans le respect de son mandat et selon les progrès réalisés jusqu’à maintenant ».
« Nous chargeons nos représentants de poursuivre dans cette voie en empruntant toutes les voies de négociation possibles, et de faire rapport à ce sujet à notre prochaine rencontre à Séoul, où nous discuterons de l’état des négociations et de la suite à envisager », ajoutent les « Vingt », sans, là non plus, fixer d’échéance.
Le sommet de Séoul se tiendra les 11 et 12 novembre prochains, sous présidence sud-coréenne. Cette présidence reviendra ensuite à la France.



(FXS)

lundi 05 juillet 2010

Le mécanisme spécial de sauvegarde aurait peu d’impact sur les échanges

Le mécanisme spécial de sauvegarde, principal sujet à l’origine de l’échec des négociations ministérielles de l’OMC en juillet 2008, aurait peu d’impact sur les courants d’échanges, selon une étude publiée par une organisation non gouvernementale, le Centre international pour le commerce et le développement durable.
Ce dispositif permettrait aux pays en développement d’augmenter temporairement leurs droits de douane en cas de forte augmentation de leurs importations ou de fortes baisses de prix dans le domaine agricole.
Il n’aurait que de faibles conséquences sur le commerce, notamment dans le cas de chute des prix, estime l’ONG qui a opéré une simulation prenant en compte les propositions sur la table en 2008.

lundi 05 juillet 2010

La Russie « a sa place au sein de l'OMC », selon le président américain

Barack Obama a assuré le 24 juin à son homologue russe Dmitri Medvedev qu'il allait accélérer les discussions sur l’adhésion de la Russie à l'Organisation mondiale du commerce, affirmant que ce pays « a sa place au sein de l'OMC ». Au cours d'une conférence de presse commune à la Maison Blanche, le président américain a remercié M. Medvedev d'avoir réglé un conflit commercial entre les deux pays portant sur les exportations de volailles des Etats-Unis (1) et assuré qu'il allait demander à ses négociateurs d'accélérer ces discussions.
Pour sa part, M. Medvedev a estimé que les tractations pour l’adhésion de la Russie à l’OMC pourraient être finalisées avant la fin du mois de septembre.

(1) voir même numéro


Imprimer cet articleRetour à la page d'accueilEnvoyer à un ami


Les viticulteurs dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation

La profession viticole est dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation, dont elle milite pour le maintien. C’est ce qu’a montré une des nombreuses réunions régionales, qui s’est tenue le 6 février à Angers autour de parlementaires et d’élus locaux. « Le calendrier est très serré. Il faut que nous obtenions la majorité qualifiée des ministres de l’Agriculture de l’UE avant les élections présidentielles », a indiqué Pascal Bobillier Monnot, directeur de la Confédération nationale des vins AOC. Il s’est exprimé au Salon des vins de Loire devant une quinzaine d’élus locaux (maires, représentants de régions, comme la vice-présidente de la région Centre, et de départements) et de députés (dont Serge Poignant, président de la commission économique de l’Assemblée nationale). « Tout le monde est d’accord sur la thématique de la régulation, mais si vous regardez concrètement, vous ne verrez pas d’outils proposés », a-t-il regretté, estimant que l’administration de la Commission (et non le commissaire Ciolos) fera son possible pour diviser les pays partisans du maintien des droits.