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Europe

lundi 01 mars 2010

Les efforts en faveur du bien-être animal pourraient faire l’objet d’un étiquetage


« Tous les Etats membres de l’UE sont favorables à l’idée d’instaurer un étiquetage volontaire et souple » relatif au bien-être animal, a assuré la ministre espagnole Elena Espinosa, à l’issue d’une discussion sur ce sujet, le 22 février, à Bruxelles, lors du Conseil des ministres de l’agriculture des Vingt-sept. Cependant, seules quelques délégations sont favorables à un étiquetage obligatoire, a laissé entendre la ministre.

Au sein de l’Union européenne, l’Allemagne, les Pays-Bas et le Royaume-Uni sont les principaux promoteurs d’un étiquetage systématique faisant la promotion des standards de bien-être animal en vigueur dans la Communauté. A l’inverse, le Portugal et la Slovénie y sont vraiment hostiles, la plupart des autres Etats membres se situant dans une position plutôt intermédiaire.
Quoi qu’il en soit, il faut développer des indicateurs « fiables, objectifs et faciles à contrôler pour que les consommateurs comprennent bien de quoi l’on parle », a fait valoir Elena Espinosa, la ministre espagnole de l’Agriculture, dont le pays assure la présidence tournante de l’UE. « Il s’agit d’améliorer l’information quant à la forme de production dans l’Union européenne. Il faut également que les producteurs reçoivent un revenu juste au regard de leurs efforts », a-t-elle résumé.

Le signe d’un « modèle européen »
Pour sa part, le commissaire à la santé, John Dalli, a confirmé qu’un label de bien-être animal pourrait constituer la marque du « modèle européen » et pourrait être bénéfique à la fois aux consommateurs et aux producteurs. « Je ne crois pas que nous devrions dire aux consommateurs ce qu’ils doivent acheter, mais je crois plutôt que nous avons le devoir de leur permettre de savoir ce qu’ils achètent », a-t-il lancé.
Le commissaire ne devrait pas présenter très rapidement une proposition formelle étant donné la nécessité de « poursuivre les études », explique-t-on dans son entourage. Et cela, que ce soit sur les aspects liés à l’organisation mondiale du commerce, sur les garanties scientifiques quant aux allégations de bien-être animal ou sur la perception qu’en auraient les consommateurs selon les différentes options choisies.



(LV)

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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »