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Agriculture & société

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Politique de qualité

lundi 01 mars 2010

Les députés européens prônent l’étiquetage du lieu de production


La commission de l’agriculture du Parlement européen s’est prononcée, le 23 février, en faveur de l’instauration d’un système d’étiquetage obligatoire du lieu de production « afin de mieux informer les consommateurs sur la qualité des denrées qu’ils achètent et de renforcer la compétitivité du secteur agricole ». Elle suggère également l’instauration d’un mécanisme de régulation des volumes de production pour les produits de qualité.

Le rapport d’initiative Politique de qualité des produits agricoles, quelle stratégie suivre de l’Italien Giancarlo Scotta a été adopté à une très large majorité, le 22 février, par la commission de l’agriculture du Parlement européen (34 pour, 4 contre, 2 abstentions). Ce texte devrait maintenant être présenté à l’ensemble des députés européens afin d’être définitivement entériné fin mars.
L’étiquetage obligatoire du lieu de production pour les matières premières agricoles comme les fruits et les légumes devrait, selon les élus européens, être décidé au cas par cas. Il est nécessaire notamment de réfléchir à des méthodes de communication alternatives pour ce type d’information telles que des codes barres spécifiques ou par le biais d’internet.
En ce qui concerne les produits transformés, la mention de l’origine s’appliquerait aux ingrédients. Par exemple pour ce qui est du jus d’orange, dès lors que 50% des oranges ont été récoltées dans une certaine zone. L’eau et les autres ingrédients ne seraient pas pris en compte.

Maintien de l’ensemble des mentions valorisantes
La commission parlementaire a également appelé au maintien du système des indications géographiques tel qu’il existe à l’heure actuelle. Les députés défendent, en particulier, l’idée qu’il est souhaitable de garder les deux mécanismes actuels : les indications d’origine protégée (IGP) et les appellations d’origine protégée (AOP). Le rôle des consortiums de producteurs chargés de gérer les AOP et les IGP devrait être renforcé, indiquent les parlementaires. Ils devraient avoir la possibilité de contrôler les volumes de production.
De plus, les Spécialités traditionnelles garanties (STG) devraient aussi être conservées et non pas supprimées, comme le suggère la Commission européenne.

Les régions et les producteurs de vin de qualité satisfaits
L’Association des régions européennes des produits d’origine (Arepo) s’est félicitée de l’approche retenue par les députés européens. Car, indique l’organisation dans un communiqué, les parlementaires « ont reconnu l’importance du rôle des régions et des consortiums ». L’Arepo souligne en particulier que le texte adopté par la commission de l’agriculture du Parlement « rappelle que les autorités régionales sont les partenaires de la Pac et notamment du développement rural » et que le document défend l’idée de confier aux consortiums un rôle dans la gestion des volumes produits et commercialisés, « un enjeu de durabilité des indications géographiques et donc des territoires ruraux concernés ». « La maîtrise de la quantité est essentielle à la maîtrise de la qualité », défend l’Arepo.
Pour leur part, les producteurs européens de vins vendus sous appellations d’origine ont indiqué, à l’issue du vote, qu’ils attendent désormais des ministres européens de l’agriculture qu’ils « obligent la Commission à faire des propositions qui tiennent compte des attentes de (la) filière, en particulier sur la maîtrise de la production ».



(LV)

lundi 01 mars 2010

La mention obligatoire de l’origine divise les Etats membres

La question de la mention de l’origine sur les produits agricoles non transformés divise les pays de l’UE. Dans le cadre des négociations en cours sur le projet de règlement relatif à l’information des consommateurs, la France, la Slovaquie, Malte, la République tchèque, la Hongrie, l’Italie, le Portugal, l’Estonie, l’Autriche, la Lettonie et la Grèce défendent cette idée. A l’inverse, l’Espagne, le Danemark, la Finlande, la Suède, la Belgique, la Pologne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas y sont hostiles. Ces pays préfèrent tout au plus une approche volontaire des producteurs ou une démarche obligatoire mais au cas par cas selon les produits concernés.



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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »