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Grandes cultures

lundi 12 juillet 2010

Les coop céréalières stigmatisent les surcoûts logistiques


En ces temps d’incertitudes sur les cours et les conditions de récoltes, les coopératives céréalières et d’approvisionnement n’ont pas besoin de surcoûts logistiques. Selon une enquète réalisée auprès de ses membres, Coop de France Métiers du grain estime à 12 euros la tonne le surcoût engendré par les grèves chez Fret SNCF depuis le début de l’année. Les coopératives attendent aussi avec impatience la possibilité d’utiliser des camions de 44 tonnes. Cela devrait engendrer une économie de 11% du coût logistique.

Les résultats de la prochaine récolte sont incertains, compte tenu de la chaleur caniculaire annoncée par Météo France dans bon nombre de régions. Les cours, tant français qu’européens ou mondiaux sont également incertains, toujours en raison du « weather market » (fluctuation des cours dépendant des aléas climatiques) qui sévit sur la planète céréalière.
Ce qui est sûr, en revanche, pour les coopératives céréales-appro, ce sont les surcoûts payés en logistique par bon nombre d’entreprises. C’est ce que Hubert Grallet, président de la fédération Coop de France métiers du grain, a expliqué le 8 juillet avec son directeur Vincent Magdeleine et Anne-Laure Paumier, responsable des marchés des grandes cultures.

12 euros la tonne de céréales

Selon une enquête menée par Coop de France métiers du grain, les grèves du fret SNCF auraient coûté cher, depuis le début de l’année, aux coopératives céréalières. Ces grèves ont entrainé l’annulation de convois ferroviaires, le remplacement de trains par des camions ou encore la reprogrammation de transports. Selon les coopératives interrogées, le coût global, direct (personnel pour le rechargement ou le transfert) ou indirect (stocks qui pèsent sur le marché, décote des cours) est évalué à 12 euros la tonne de céréales. De nombreuses coopératives interrogées déclarent abandonner le fret ferroviaire, autant pour ces raisons que pour un coût estimé supérieur de 25% à celui du camion. D’autant qu’avec l’autorisation des camions de 44 tonnes les coopératives pensent pouvoir réaliser 11% d’économie sur le coût du transport.

Cinq ou six essieux

La réforme des 44 tonnes n’est d’ailleurs pas encore dans les faits et n’est pas sans complexité. Premier problème, la France a choisi d’opter pour des camions à 6 essieux contre 5 la plupart du temps utilisés. Or, un essieu pèse une tonne de plus ce qui aurait représenté, pour la réforme, un poids de charge total de 3 tonnes supplémentaires au lieu de 4. Les professionnels ont réussi à obtenir que l’utilisation obligatoire des 6 essieux soit repoussée à 2014 pour les véhicules neufs ; de plus, le gouvernement a entériné la possibilité d’aller à 45 tonnes. De toute façon, dès la sortie du décret d’application, l’usage des camions à 5 essieux sera possible. Mieux, les préfets auraient reçu des directives pour qu’ils puissent dès la récolte de cet été, adopter une circulaire administrative rendant opérationnelle la mesure des 44 tonnes.



Rédaction Agra Presse Hebdo

lundi 12 juillet 2010

Marché : le règne du « weather market »

C’est la fébrilité qui règne sur les marchés des grandes cultures, et du blé en particulier, expliquait en substance Anne-Laure Paumier chez Coop de France le 8 juillet. Des cours qui vivent au rythme des « weather market » autrement dit une forte réactivité à toute nouvelle annoncée en matière de météo. C’est vrai en France, mais aussi en Europe de l’Est et au Canada. Les cours remontent donc, amplifiés par des marchés à terme très tendus. En France, le phénomène est amplifié par l’existence de stocks assez faibles en blé, surtout près des zones portuaires. C’est l’orge qui, pour l’essentiel, occupe les silos. Sur le plan mondial, le marché ne ressemble cependant pas aux prémisses de la flambée des cours de 2007-2008. Les stocks mondiaux restent conséquents et sont capables d’amortir, pour l’instant, les effets de ce « weather market ». Mais pour combien de temps ?



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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »