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Fruits et légumes

lundi 28 juin 2010

Les aides à la transformation des fruits et légumes sous l’œil de Bruxelles


La Commission européenne est toujours déterminée à faire avaliser en juillet par le comité de gestion de l’UE une réduction des aides aux organisations de producteurs de fruits et légumes livrant leur production à la transformation. Toutefois, selon le député socialiste français Stéphane Le Foll, sous la pression du Parlement européen, la Commission aurait accepté d’assouplir son projet.

La Commission, affirme M. Le Foll, aurait accepté que les nouveaux paramètres pour le calcul des aides dont bénéficient les organisations de producteurs ne soient pas mis en œuvre rétroactivement. De plus, indique-t-il, la valeur de la production commercialisée (VPC) des produits frais commercialisés sous vide prêts à consommer (produits dits de la 4e gamme) ne serait pas modifiée. Le régime actuel ne serait pas non plus remis en cause pour les mélanges de fruits et légumes frais.
« La bataille n’est pas pour autant gagnée », a précisé M. Le Foll pour qui « les pourcentages retenus dans la méthode de calcul des aides accordées aux organisations de producteurs ne satisfont ni celles-ci ni les industries privées concurrentes ». « Nous avons des doutes quant à la fiabilité des chiffres utilisés par la Commission », a-t-il encore souligné. Le projet de la Commission consiste à calculer le montant de l’aide en ne prenant en compte qu’une partie (au lieu de la totalité actuellement) de la valeur « sortie usine » des fruits et légumes transformés. Les aides aux organisations de producteurs livrant leurs produits à la transformation seraient calculées sur une base forfaitaire, en pourcentage, de la valeur du produit transformé, à savoir : 77 % de la valeur du produit fini pour les fruits secs, les fruits conservés provisoirement dans la saumure et la tomate concentrée ; 34 % pour les fruits et légumes en conserve ; 32 % pour les fruits et légumes surgelés ; 12 % pour les herbes aromatiques transformées ; 27 % pour les autres fruits et légumes et produits de tomates transformés et les jus de fruits. Selon le Copa-Cogeca, la VPC des produits de première transformation doit exclure uniquement les coûts de transformation, étant donné que toutes les phases de traitement (préparation, emballage, conditionnement, stockage, promotion et commercialisation) sont communes aux produits que ceux-ci soient frais ou transformés.



(AC)

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Les viticulteurs dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation

La profession viticole est dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation, dont elle milite pour le maintien. C’est ce qu’a montré une des nombreuses réunions régionales, qui s’est tenue le 6 février à Angers autour de parlementaires et d’élus locaux. « Le calendrier est très serré. Il faut que nous obtenions la majorité qualifiée des ministres de l’Agriculture de l’UE avant les élections présidentielles », a indiqué Pascal Bobillier Monnot, directeur de la Confédération nationale des vins AOC. Il s’est exprimé au Salon des vins de Loire devant une quinzaine d’élus locaux (maires, représentants de régions, comme la vice-présidente de la région Centre, et de départements) et de députés (dont Serge Poignant, président de la commission économique de l’Assemblée nationale). « Tout le monde est d’accord sur la thématique de la régulation, mais si vous regardez concrètement, vous ne verrez pas d’outils proposés », a-t-il regretté, estimant que l’administration de la Commission (et non le commissaire Ciolos) fera son possible pour diviser les pays partisans du maintien des droits.