Mot de passe oublié ?

Effectuer une recherche

 

Les politiques

Tous les articles de la rubrique

UE/Brésil

lundi 26 juillet 2010

Le médiateur européen tacle la Commission sur les importations de bœuf brésilien


La Commission européenne a imposé tardivement des restrictions sur les importations de bœuf brésilien en 2008, en dépit des risques sanitaires liés à l’épidémie de fièvre aphteuse. C’est ce qu’indique le médiateur européen, P. Nikiforos Diamandouros, suite à une plainte déposée par une organisation agricole britannico-irlandaise. Toutefois, selon lui, une interdiction totale n’était pas justifiée.

La confédération Fairness for Farmers in Europe s’est adressée au médiateur, prétendant que la Commission européenne aurait dû imposer une interdiction totale d’importation de bœuf brésilien, en raison de la fièvre aptheuse, suite à un rapport très critique de l’Office alimentaire et vétérainaire de l’UE en novembre 2007. Ayant identifié de sérieuses défaillances dans le système de contrôle du bœuf brésilien, la Commission avait imposé des restrictions d’importation, le nombre d’élevage bovins brésiliens agréés pour l’exportation ayant été limité à 412 contre 10 000 précédemment. Sans aller jusqu’à décréter une interdiction totale, le médiateur estime que la Commission n’aurait pas dû accepter l’importation de bœuf brésilien en provenance de 10 000 élevages non-agréés, entre février et mars 2008. Chargé d’enquêter sur des cas de mauvaise administration dans l’action des institutions et organes de l’Union, le médiateur demande à la Commission de poursuivre régulièrement ses inspections en-dehors de l’UE, afin de s’assurer que les normes nécessaires pour la santé animale et humaine soient effectivement respectées.
Répondant à ces remarques, la Commission se dit « confiante » dans la fiabilité des contrôles sur place et au point d’entrée dans l’UE. Elle précise qu’elle maintient un niveau élevé de vigilance afin d’être sûre qu’il n’y a pas de défaillance dans l’efficacité des contrôles des cargaisons de bœuf brésilien.



(AC)

Imprimer cet articleRetour à la page d'accueilEnvoyer à un ami


Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »