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lundi 03 mai 2010

Le calme (présumé) après la tempête


2011 sera plus sereine sur le front agricole, surtout comparée à 2010, année de crise. C’est du moins ce qui ressort du projet de budget communautaire présenté par la Commission européenne pour le prochain exercice. Un document qui, traditionnellement, reflète l’état des prévisions de Bruxelles. Par rapport à 2010, l’enveloppe pour les aides directes et pour le soutien des marchés pourrait donc être, sans problème, légèrement réduite de 0,2 % par rapport à 2010, année exceptionnelle faut-il encore souligner. Et la part de ces crédits consacrée aux mesures de marché passerait à moins de 6 %, contre près de 7,5 %. Les services européens s’attendent en effet à « une amélioration de la situation et des perspectives, en particulier pour le secteur laitier ». Seule une petite ombre au tableau semble se dessiner, les céréales, pour lesquelles le soutien du marché serait en faible augmentation. Un tableau qui tranche sérieusement avec le bruit des manifestations agricoles qui, par exemple, agitaient hier encore les rues de Paris.




Agra Europe

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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »