Mot de passe oublié ?

Effectuer une recherche

 

les productions

Tous les articles de la rubrique

OCM Vin

lundi 26 juillet 2010

Le budget d’aides de l’UE pour le secteur vin dépassé par la demande


Le budget prévu par l’OCM vin pour soutenir les opérateurs viticoles est complètement dépassé par les demandes. Celles-ci atteignent 486 millions d’euros pour le soutien aux investissements alors que le budget prévu, sur cinq ans, est de 184,5 millions d’euros. Après un conseil spécialisé vin de FranceAgriMer le 21 juillet, un conseil exceptionnel est convoqué le 8 septembre pour envisager des solutions.

FranceAgriMer n’avait pas prévu la situation. Mi-mars, au vu de l’afflux de demandes de soutiens aux investissements au titre de l’OCM vins, l’office annonce suspendre d’ici la fin du mois l’accueil des dossiers. Dans ce laps de temps pourtant court, les dossiers pleuvent, jusqu’à représenter un volume global de demande de 486 millions d’euros. Alors même que le budget consacré à ce poste ne représente que 184,5 millions d’euros d’ici 2012-2013.

Dynamisme retrouvé

« L’an dernier, on avait des craintes sur la capacité des viticulteurs et négociants à proposer des dossiers », remarque Jérôme Despey, président du Conseil spécialisé vins de l’office. Aujourd’hui, « on constate que la filière a retrouvé une dynamique, poursuit-il. Il faut soutenir ce dynamisme. »
Une dynamique qui dépasse quelque peu ce qui avait été prévu. « On aurait peut-être dû mettre des critères plus restrictifs », admet Jérôme Despey. L’excédent de demandes va sans doute se réduire, notamment parce que bon nombre de dossiers ont dû être montés un peu hâtivement pour profiter de l’effet d’aubaine. Et puis, FranceAgriMer a demandé une garantie de bonne fin de manière à s’assurer du sérieux de chaque projet. Cette garantie fera sans doute défaut à une proportion de dossiers. Le bilan pourra être fait à la date du 31 juillet.

Réorientation possible

Cependant, il faudra trouver une solution. La réorientation de certains chapitres budgétaires peut être envisagée. Le budget consacré au soutien de la promotion hors UE n’est pas, lui, atteint. L’OCM prévoit 257,3 millions d’euros d’ici 2012-2013 alors que, jusqu’à présent, 195 millions d’euros ont été demandés. Par ailleurs, « il peut y avoir d’autres postes, comme le second pilier de la Pac », affirme Jérôme Despey qui évoque aussi le financement possible par les régions. Déjà, certaines se seraient manifestées, désireuses de soutenir leur viticulture.



Rédaction Agra Presse Hebdo

lundi 26 juillet 2010

Les consommateurs moins convaincus par les vertus santé du vin

La présentation du conseil spécialisé vins de FranceAgriMer a aussi été l’occasion d’une analyse des résultats d’une étude sur la consommation de vins par les Français. Une étude réalisée plusieurs années auprès de 4 000 personnes dans des périodes autres que celles de fêtes ou de foires aux vins. Au-delà des tendances bien connues qui voient augmenter la part des buveurs occasionnels de vins et régresser le poids des buveurs réguliers, l’étude montre que les consommateurs sont moins souvent convaincus des vertus santé du vin. En 2005, environ 62% des personnes se déclaraient d’accord avec l’affirmation selon laquelle le vin est bon pour la santé. En 2010 ils ne sont plus que 57% à le penser.



Imprimer cet articleRetour à la page d'accueilEnvoyer à un ami


Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »