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Bovins

lundi 28 juin 2010

Lancement officiel de l’identification électronique dans la filière bovine


La campagne de communication sur l’identification électronique des bovins a été lancée le mardi 22 juin 2010 à Paris. Après 3 années d’expérimentations conduites par l’Institut de l’élevage dans 6 régions françaises sous l’égide du comité de pilotage composé de la FNB (Fédération nationale bovine), l’APCA (Assemblée permanente des Chambres d’agriculture) et de la DGAL (Direction générale de l’alimentation), cet évènement est un premier pas vers une amélioration de la traçabilité sanitaire des bovins.

La campagne de communication sur l’identification électronique des gros bovins a été officiellement lancée le 22 juin 2010, à Paris. Mais pourquoi développer l’identification électronique dans la filière bovine alors que cette dernière dispose d’ores et déjà d’un procédé de traçabilité individuelle des animaux ? « Pour améliorer le système de traçabilité des bovins », répond David Liger de la DGAL (Direction générale de l’alimentation).

Principal avantage pour les éleveurs : le gain de temps
C’est dans cette optique que six projets pilotes ont été menés en France (Ouest, Lorraine, Bourgogne, Cantal, Sud-Ouest, Camargue) depuis 2006 afin d’expérimenter, en conditions réelles, cette technologie d’identification à distance (des ondes radio permettant un transfert d’information entre un appareil de lecture et une boucle contenant une puce électronique). Plus de 330 éleveurs ont pris part à ces projets, coordonnés au niveau national par l’Institut de l’élevage. Et d’après les témoignages de plusieurs d’entre eux, l’identification électronique permettrait un gain temps (en termes de gestion administrative, d’acquisition de l’information, de pesées etc.), moins d’erreur de saisie, une sécurité accrue des salariés agricoles (car il n’y a plus besoin d’attraper l’oreille de l’animal pour effectuer un relevé manuel) et davantage de tranquillité pour les animaux. Quant au ministère de l’Agriculture et aux organisations professionnelles de la filière bovine, ils y voient aussi l’occasion de disposer de références techniques solides sur l’utilisation de l’identification électronique bovine.

Une démarche volontaire
« L’enjeu, c’est que les éleveurs prennent part à la démarche, car c’est volontaire », explique-t-on à l’APCA. En effet, la filière bovine pourra tester ce système sur la base du volontariat, contrairement à la filière des ovins-caprins pour laquelle l’identification électronique devient obligatoire en France pour les animaux nés à partir du 1er juillet 2010. Les éleveurs désireux de prendre part à cette démarche pourront donc se munir des boucles électroniques à partir de l’automne prochain. A l’heure actuelle, il n’est prévu aucune formation spécifique des éleveurs concernant l’identification électronique, la boucle électronique se positionnant comme une boucle classique. Néanmoins, l’Institut de l’élevage réfléchit à l’élaboration d’une formation spécifique pour les techniciens afin qu’ils puissent fournir les conseils adaptés aux éleveurs qui souhaitent s’équiper.
Reste à considérer le coût total de ce dispositif qui n’est pas négligeable pour l’éleveur : 1 euro de plus pour la boucle électronique et jusqu’à 3500 euros pour un lecteur fixe installation comprise. « Je parie que les gains l’emporteront sur les coûts, a précisé Jean-Pierre Fleury, vice-président de la FNB (Fédération nationale bovine) et co-président du comité de pilotage du projet. Et avec le développement des marchés liés à l’identification électronique, les prix devraient baisser sensiblement. »



(EG)

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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »