Mot de passe oublié ?

Effectuer une recherche

 

les productions

Tous les articles de la rubrique

Recherche

lundi 08 mars 2010

Lancement du GIS « Elevages demain » regroupant l’Inra et onze partenaires


La convention constitutive du GIS (Groupement d’intérêt scientifique) « Elevages demain » a été signée par l’Inra et onze partenaires (APCA, Cniel, Ifip, Agrocampus, Cemagref, FGE, Interbev, Sysaaf, Itavi, Institut de l’élevage et Inaporc) le 1er mars 2010 lors du Salon de l’agriculture. Le but du GIS étant de coordonner les différents dispositifs de recherche et projets en cours afin de créer un lien plus fort entre recherche-formation et développement agricole (RFD). Il vise aussi à orienter les innovations dans le sens du développement durable et à assurer le transfert des savoirs entre agriculteurs et non agriculteurs.

C’est au Salon de l’agriculture que le GIS (Groupement d’intérêt scientifique) « Elevages demain » a vu le jour. Le 1er mars, sa convention constitutive a été signée par l’Inra et onze partenaires (APCA, Cniel, Ifip, Agrocampus, Cemagref, FGE, Interbev, Sysaaf, Itavi, Institut de l’élevage et Inaporc) lors du Salon international de l’Agriculture 2010.

Rapprocher la recherche-formation et le développement agricole
Le GIS n’a pas pour vocation de se substituer aux instituts techniques mais plutôt de promouvoir des systèmes de productions animales alliant compétitivité économique et performances environnementales. Sa mission consiste à créer davantage d’interactions entre recherche-formation et développement agricole (RFD) en coordonnant les projets scientifiques en cours, en orientant les innovations dans le sens du développement durable et en assurant l’échange de connaissances entre le monde scientifique et le monde agricole.
Pour parvenir à ces objectifs, le GIS a choisi de se fixer quatre axes prioritaires d’études : le fonctionnement des systèmes de production animale, leur pilotage, les facteurs externes influençant le comportement des acteurs et la production d’indicateurs permettant d’évaluer les performances de ces systèmes.

Une approche pluridisciplinaire
Quelques heures seulement avant la naissance officielle du groupement, quelques travaux ont été présentés lors d’une conférence intitulée « Elevages demain, pour des systèmes de production animale durable », notamment celui sur les émissions de gaz à effet de serre par les effluents d’élevage. « Les émissions des effluents sont insuffisamment connues. C’est un frein pour l’évaluation environnementale », explique Sandrine Espagnol, chercheuse à l’unité mixte de recherche Inra -Agrocampus Ouest Systèmes d’élevage, nutrition animale et humaine et à l’Ifip (Institut du porc). « En général, on parle des émissions de méthane par les animaux et non de celles des effluents d’élevage », explique Cyrille Rigolot, chercheur à l’unité mixte de recherche Inra-Agrocampus Ouest « Production du Lait ». Or, sur les 8,7% d’émissions de gaz à effet de serre provenant de l’élevage, 3,7% seraient dues aux effluents. Et l’importance des conditions de milieux serait loin d’être négligeable selon des premières expériences menées sur différents logement de porcs. Elles révèlent que les lisiers émettent une production importante de méthane tandis que les fumiers émettent une part importante de protoxyde d’azote. « Or le protoxyde d’azote a un pouvoir de réchauffement plus fort (dont 1 kg équivaut à 296 kg équivalent CO2) que le méthane (1kg équivaut à 23kg équivalent CO2), explique Cyrille Rigolot. En ce qui concerne les effluents, le fumier présente donc un plus gros risque environnemental. Si l’éleveur paille fréquemment au niveau du fumier, il est possible de réduire les émissions de protoxyde d’azote. »

Changer d’échelle, en termes d’espace et de temps
A travers cet exemple, la necessité du lien entre la recherche et la formation des éleveurs prend tout son sens. Mais pour Hervé Guyomard, directeur scientifique Agriculture à l’Inra, cela ne suffit pas. « Le GIS doit conjuguer la dimension verticale (filière) et horizontale (territoire), explique-t-il. Il y a un besoin de changer d’échelle, de passer de la parcelle au territoire. Une autre difficulté consiste aussi à mêler les analyses de court terme (revenu) et de long terme (biodiversité). »



(EG)

Imprimer cet articleRetour à la page d'accueilEnvoyer à un ami


Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »