Lancement d’une campagne de sensibilisation au risque de renversement des tracteurs
Le ministère de l’Agriculture et la Mutualité Sociale Agricole (MSA) lancent une campagne de prévention auprès des agriculteurs sur les risques de renversement des tracteurs, qui constituent la première cause d’accident mortel avec une machine chez les exploitants agricoles. Entre 2004 et 2007, 74 décès suite à un renversement de tracteur ont été recensés. Cette campagne s’appuie sur des visuels avec un slogan marquant : « votre tracteur bascule, et c’est toute votre vie qui bascule. » Ce message est relayé par affichages dans différents lieux fréquentés par les agriculteurs et par la presse professionnelle locale et nationale. Depuis le 1er janvier 2010, la mise en œuvre de la loi du 23 février 2005 relative au développement des territoires ruraux rend obligatoire l’équipement de tous les tracteurs présents sur une exploitation d’une structure de sécurité anti-retournement. La campagne implique également 5 partenaires que sont la FNCuma, le Syndicat national des entreprises de service et de distribution du machinisme agricole (Sedima), Groupama, le Crédit agricole assurances et l’APCA.
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »