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Organisation du marché laitier

lundi 05 juillet 2010

Lait : le Finistère construit l’après 2015


Nouvelle étape dans la construction, par les Bretons, d’un regroupement des producteurs de lait. Largement plus de la moitié des agriculteurs consultés dans une enquête se disent favorables à la poursuite du projet.

La Chambre d’agriculture du Finistère a débattu, en mai et juin, lors de 17 réunions locales, de son projet d’organisation collective de la filière laitière, en prévision de la sortie des quotas, en 2015. Le projet de la chambre finistérienne consiste en une organisation de producteurs (OP) qui négocierait avec la laiterie ; à cela s’ajouterait une association d’OP (AOP) par bassin de production dotée d’attributions pour coordonner la stratégie des OP et prendre des mesures de prévention et de gestion des crises. Enfin au niveau national, les AOP françaises participeraient aux travaux de l’interprofession, au sein du collège « production ». 328 des 1000 éleveurs présents ont répondu aux 7 questions que la chambre leur a posées. Si les réponses sont davantage des opinions qu’un véritable sondage, elles éclairent la chambre d’agriculture sur le chemin à parcourir. Une large majorité d’éleveurs (84 %) estime qu’il est du ressort de la chambre d’agriculture de faire des propositions d’organisation. 64 % plaident pour que le travail sur le projet soit poursuivi. Car en l’état, il ne paraît intéressant qu’à 54 % des éleveurs interrogés. Mais il ne s’agit là que du démarrage du chantier de l’après-2015. « Nous n’avons que cinq ans devant nous, alors c’est dès à présent qu’il faut se projeter dans l’avenir, souligne Jacques Jaouen, président de la Chambre d’agriculture du Finistère. Ne rien faire serait une erreur monumentale ». Ce projet qui a également été discuté dans le département du Morbihan, devrait prochainement être discuté au niveau regional.



(FJ)

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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »