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Agriculture & société

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Sécurité sanitaire

lundi 01 mars 2010

La réduction des tests ESB, « élément clef » de la feuille de route de la Commission


Le commissaire européen à la santé, John Dalli, a ouvert la voie, le 22 février, à la présentation au mois de juin d’une feuille de route visant à revoir l’arsenal de mesures très strictes mises en place par l’Union européenne au moment de la vache folle.

Une nouvelle « feuille de route 2010-2015 » sera présentée par la Commission européenne en juin, et non pas en mars, comme prévu précédemment, a indiqué le nouveau commissaire à la santé, John Dalli, le 22 février, devant les ministres de l’agriculture. « La révision du régime de test ESB en sera un élément clef », a-t-il précisé, rappelant effectivement l’évolution positive du nombre de cas. Toutefois, les aménagements des mesures de prévention « ne doivent pas mettre en danger la santé des consommateurs », a insisté le commissaire maltais.
Le commissaire répondait à une demande de la Belgique qui, à l’occasion du Conseil agricole, a réclamé son changement de statut de « pays à risque d’ESB sous contrôle » à celui de « pays à risque d’ESB négligeable ». Cette modification, fait-elle valoir, permettrait de mettre un terme aux coûteux tests de dépistage réalisés sur les animaux en bonne santé sans toutefois augmenter les risques sanitaires pour les consommateurs. La délégation belge a également demandé une augmentation de l’âge requis pour les animaux à tester (à 60 mois), ainsi que la suppression progressive des tests pour les bêtes nées après le 1er janvier 2004.



(LV)

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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »